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St Franck en 10 Questions

St Franck en 10 Questions
  • Publishedoctobre 7, 2024

St Franck s’impose avec un style rétro moderne pour nous offrir un son pop-rock authentique aux saveurs électroniques, qui voyage à travers le temps. Sa musique qui fait autant planer que rêver, et l’occasion de s’offrir un trêve sonore captivante comme son dernier EP, « Hard Drive Oddities ».

Bref, on a voulu en savoir plus sur cet ovni créatif français qui a conquis nos tympans mélomanes, voici donc St Franck en 10 questions.

1) Qui es-tu ? 
Je m’appelle Franck Lada, mais je suis plus connu sous le nom de St Franck. Artiste et producteur de musique indépendant, je vis à Bordeaux depuis 2019. Aujourd’hui, je me consacre quotidiennement à faire grandir mon projet artistique via mon label Courant, un défi audacieux dans le contexte actuel.

2 ) Quel est ton parcours ?
Je suis né et j’ai grandi à Bordeaux, mais j’ai passé beaucoup de temps au Royaume-Uni, notamment pendant mes vacances d’adolescence et une grande partie de ma vingtaine, avec huit années passées à Londres. J’ai toujours joué et enregistré de la musique depuis mon plus jeune âge. J’ai fait partie de plusieurs groupes et projets musicaux, dont un groupe de garage punk rock en Angleterre, et j’ai également été musicien de session pour d’autres groupes. En grande partie autodidacte, j’ai appris au fil des années à jouer de la guitare, de la basse, de la batterie, des synthés, ainsi que la programmation en MAO, le mixage et l’arrangement. J’ai aussi beaucoup progressé lors de mes derniers projets en travaillant avec des professionnels du milieu, particulièrement en studio – mon dream job quoi!

3 ) Que peux-tu nous dire en quelques mots sur ta musique ?
Mon univers musical est assez éclectique, reflétant la diversité des influences des années 90, 00s, une époque marquée par une multitude de genres musicaux. Il y a un ancrage rock, avec une approche de production qui tend vers le new age, des éléments électroniques et des paroles profondément existentialistes et une écriture automatique – Je souhaite faire différent de tout ce que tu peux trouver dans le rock mainstream actuel. Inspiré par Camus et d’autres philosophes, ma musique, bien que très colorée, explore souvent la condition humaine, les émotions et une certaine nostalgie du vécu.

4 ) Quelles sont tes inspirations ?
Mes inspirations musicales se retrouvent dans ma collection de disques, qui reflète un goût éclectique. J’ai toujours été très attiré par la musique des années 60, notamment les compilations Nuggets, et j’ai une grande affection pour la Northern Soul. En ce qui concerne des influences plus spécifiques, je cite habituellement des artistes comme David Bowie, Talk Talk, les Beatles, Tame Impala, Air, Primal Scream ainsi que des songwriters anglais comme Paul Weller et Richard Hawley. Je suis aussi très intéressé par des artistes plus électroniques comme Jai Paul, Avalon Emerson, Zero 7 ou Four Tet. C’est très large, même si, honnêtement, je ne trouve pas grand-chose qui m’attire dans la scène musicale actuelle en France, à part peut-être La Femme et Phoenix.

5 ) Quelle est ta playlist actuelle ?
Mes playlists et ce que j’écoute évoluent vraiment en fonction de la météo et des saisons. En ce moment, je réécoute beaucoup les Smiths. Le dernier album de Richard Hawley est parfait pour cette ambiance automnale, et j’écoute également énormément de Nick Drake, Cocteau Twins et le dernier album des Voidz aussi.

6 ) Quel est le plat que tu cuisines le mieux ?
J’adore les recettes en cocotte, un peu comme les riffs de guitare et nappes de synthés — ça mijote doucement, prenant le temps de se développer. Que ce soit un bœuf bourguignon ou n’importe quel plat qui nécessite du temps pour révéler ses saveurs, ça me plaît. Comme en création artistique, il faut parfois laisser les choses infuser, à l’image d’un bon navarin d’agneau ou d’un osso bucco.

7 ) Quels sont tes projets à venir ?

Pour être honnête, je ne manque pas de projets ni de musique. J’ai même un troisième album prêt, mais j’attends que le temps, les moyens et les bonnes personnes soient disponibles – J’ai aussi un projet de Remix de Hard Drive Oddities — il faut que les planètes s’alignent. 

Le problème, c’est que je veux vraiment faire évoluer mon projet, mais la situation actuelle est difficile. À Bordeaux, il y a beaucoup de groupes de garage rock, tandis que mon projet est assez singulier dans ce paysage. Je suis très seul et j’essaye de me convaincre de garder le cap sans véritables contacts sérieux dans le milieu et même après les rdvs des Smacs. 

J’essaie d’organiser mes propres concerts et de me lancer en tant que one-man-band en live prochainement. C’est compliqué d’organiser les concerts avec mon groupe, en raison de nombreux facteurs comme les cachets aussi.

 J’avance au jour le jour avec les dernières ressources que j’ai, en espérant que les choses deviennent un peu plus fluides, ça fait plus de deux ans et comme je dis dans mon morceau “World Full Of Sounds” – It’s getting lonely here… – je pense que c’est un peu une sorte ‘hey je suis là” 

8 ) Peux-tu nous raconter une anecdote sur toi ?

J’ai eu l’occasion de rencontrer les deux frères Gallagher. L’un m’a offert une Guinness lors d’un concert de James Skelly des Corals au Dingwalls à Londres, et l’autre m’a demandé une clope dans un pub. Véritable anecdote ! 

9 ) Si tu pouvez passer 48 heures avec quelqu’un que tu n’as jamais rencontré, qui serait-ce ?

Rick Rubin. Je pense qu’il pourrait m’apporter un véritable ancrage et me servir de boussole pour la suite de ma carrière.

10 ) Un dernier conseil ?

Restez fidèle à votre vision artistique et n’hésitez pas à expérimenter. Avec l’actualité, on voit combien d’artistes ont dû vendre leur âme ou se compromettre pour l’argent et la célébrité… Cela fait vraiment réfléchir sur la qualité de ce que l’on nous sert en matière de musique  – c’est très souvent médiocre, artistiquement vide.

Chaque jour est une occasion d’apprendre et de grandir, alors ne laissez pas les obstacles vous décourager. Entourez-vous de personnes positives et passionnées, et surtout, n’oubliez pas de vous marrer dans le processus créatif.

Written By
Extravafrench

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