Waves_On_Waves – nous électrise sur « With Your Own Two Eyes » avec du Rock’n’Roll Sans Filtre
Certains morceaux sentent la sueur et l’électricité, comme s’ils avaient été écrits avec des amplis au bord de l’explosion et des bières renversées sur le plancher d’un club surchauffé. With Your Own Two Eyes, de Waves_On_Waves, est de ceux-là. C’est du rock comme on en fait peu aujourd’hui, un concentré d’énergie brute, sans concession, qui emprunte autant au hard rock survolté d’AC/DC qu’à la rage instinctive de Guns N’ Roses, tout en gardant une touche punk crasseuse qui donne au morceau une urgence viscérale.
Dès les premières secondes, la guitare claque comme une gifle. Un riff nerveux, précis, qui rappelle immédiatement le Los Angeles décadent des années 80, celui où les riffs perçaient les nuits de Sunset Strip et où chaque morceau semblait écrit pour défier le monde. La batterie martèle avec une lourdeur presque primitive, tandis que la voix semble à la fois habitée et à bout de souffle, comme si chaque mot était arraché à la nuit.
Il n’y a pas d’artifice ici. La production, signée Rick Parker, respecte cette philosophie du « no bullshit » qui faisait la grandeur du rock des décennies passées. Pas d’arrangements superflus, pas de surproduction qui lisse les angles. Chaque note, chaque coup de caisse claire, chaque inflexion vocale transpire la sincérité et la débauche maîtrisée.
Mais With Your Own Two Eyes n’est pas qu’un hommage aux monstres sacrés du hard rock. C’est aussi une déclaration d’indépendance, une preuve que l’esprit du rock’n’roll est toujours vivant et qu’il peut encore être dangereux, imprévisible, incandescent. Waves_On_Waves revendique cet héritage avec une audace qui fait plaisir à entendre, surtout dans un paysage musical souvent aseptisé.
Le morceau est un avant-goût de l’album Willie Bell Rush, qui promet d’être une plongée en apnée dans un rock décomplexé, inspiré par l’énergie brute de Led Zeppelin. Enregistré non loin de l’appartement où Guns N’ Roses écrivait Appetite for Destruction, With Your Own Two Eyes porte en lui cette intensité légendaire, ce besoin presque vital de jouer, de rugir, de faire trembler les murs.
Ce n’est pas un single pour les playlists chill du dimanche matin. C’est un titre à écouter fort, très fort, avec une bière à la main et une envie irrépressible de secouer la tête. Un rappel que le rock n’a jamais eu besoin d’autorisation pour exister, et qu’il continuera toujours à brûler là où on s’y attend le moins.
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