Martinbeatz nous brise le cœur (et les hanches) avec son tube house entêtant « Missing Part »
Il y a des morceaux qui ne vous lâchent pas, pas parce qu’ils crient fort, mais parce qu’ils vous susurrent à l’oreille exactement ce que vous ne saviez pas avoir besoin d’entendre. « Missing Part » de Martinbeatz fait partie de cette espèce rare : un track de progressive house calibré pour faire trembler les scènes, mais qui porte dans ses kicks et ses synthés quelque chose d’étrangement vulnérable.
Le producteur français, inspiré par les titans du moment que sont John Summit et Dom Dolla, aurait pu tomber dans le piège de la copie conforme. Il n’en est rien. Ce qu’il propose ici, c’est une variation singulière sur un thème connu : celui du manque, du vide affectif, de cette pièce du puzzle qu’on cherche désespérément à remettre en place – sauf qu’ici, le puzzle danse.
La voix féminine, à la fois spectrale et terriblement proche, glisse sur des lignes de basse charnues et des progressions mélodiques hypnotiques. On pense à la moiteur d’un club berlinois, à 4h du matin, mais aussi à la solitude qui flotte entre deux flashs stroboscopiques. Car oui, derrière l’énergie, il y a du spleen. Derrière le BPM élevé, il y a le battement du cœur.
C’est ce mélange qui rend « Missing Part » si diablement addictif. On y entre pour le drop, on y reste pour l’émotion. Martinbeatz ne cherche pas à révolutionner le genre, mais il y glisse ce supplément d’âme que tant de productions édulcorées ont oublié.
Alors non, ce n’est pas juste une « bombe de l’été » de plus. C’est un morceau qui frappe au ventre, doucement mais sûrement. Une déclaration d’amour à la house – et à ceux qui dansent pour ne pas pleurer. Ou peut-être l’inverse.
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