Nick Boeder signe avec « Falling Alone » un hymne déchirant digne d’un générique de fin
Parfois, une chanson débarque comme une scène coupée d’un film qu’on aurait jamais tourné, mais qu’on voit défiler instantanément dans sa tête. Falling Alone de Nick Boeder a cette puissance-là. Celle de faire de l’intime un panorama. Celle de transformer le chagrin personnel en quelque chose de grand, d’épique et paradoxalement paisible.
Avec un son qui flirte entre l’indie folk, le rock 90s et le songwriting acoustique à cœur ouvert, Boeder livre ici bien plus qu’un simple morceau de rupture. C’est un virage dans sa propre écriture, une ligne de faille où l’on sent que quelque chose s’est brisé — mais que de cette fracture naît une lumière nouvelle. Il y a du Counting Crows dans l’air, un peu de Pearl Jam dans le spleen, et du Bon Iver dans les silences.
Ce n’est pas une plainte. C’est une marche. Boeder ne pleure pas, il avance. Il raconte la perte, mais surtout ce qu’il en reste : le poids des souvenirs, la clarté nouvelle dans le brouillard, le goût d’un café trop fort pris seul au lever du jour. La voix est posée, sincère, portée par un band tout en nuances, sans surcharge. Tout y est à sa place, comme dans un film lentement monté par un monteur poétique.
Et il a raison, Nick. Falling Alone aurait toute sa place dans un film. Pas forcément sur des Navy SEALS, mais peut-être sur ce moment après l’explosion, quand le héros marche seul sur la plage, les yeux cernés, mais vivants. C’est une chanson de rédemption discrète, de résilience modeste. Et c’est peut-être ce dont on a tous besoin en ce moment.
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