TRYHARD sur « Chest Pains » : La pop flirte avec l’auto-sabotage et les lendemains qui sifflent
Deux ans après s’être éclipsé pour décrocher le titre d’avocat, TRYHARD revient sur la scène musicale australienne avec une intensité que l’on croyait presque rangée au placard. « Chest Pains », son nouveau single, marque un virage sans appel : plus noir, plus sensuel, plus direct. C’est de la pop électronique à l’ère du burnout émotionnel, un cri de cœur calibré pour les dancefloors hantés et les décisions qu’on regrette avant même de les avoir prises.
Sur une ligne de basse lourde et des nappes synthétiques éthérées, TRYHARD raconte l’histoire d’un crash affectif annoncé. Pas de parabole, pas de détour : « This relationship is a car crash in slow motion. I’m in the driver’s seat with no brakes. » La confession est crue, presque jouissive. Il ne s’agit pas de fuir le désastre mais de l’embrasser à pleine vitesse. Et quand le refrain tombe, c’est une claque : « No one ever taught how to learn from my mistakes / Don’t know how much more my heart can take / But damn I love these chest pains. »
Musicalement, TRYHARD pioche dans le spectre des producteurs émotionnels contemporains — MEDUZA pour la tension sous-jacente, RÜFÜS DU SOL pour l’espace et la profondeur. Mais il y a aussi dans sa voix et son phrasé une précision pop à la Troye Sivan, un lyrisme à la Benson Boone, tout en gardant ce quelque chose de plus brut, plus urgent.
TRYHARD n’est plus l’artiste qui cherche à se prouver. Il est celui qui se libère. Et dans cette libération, il offre l’un des titres les plus honnêtes et addictifs de ce début d’année. Un avant-goût prometteur d’un EP à venir qui, s’il maintient cette tension émotionnelle, pourrait bien bouleverser l’équilibre d’une scène pop australienne trop longtemps aseptisée.
Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :
