Un battement sourd. Une boucle sinistre qui tourne comme un vieux film passé minuit. Puis une voix : celle de Revoh Wattz, sortie de l’ombre, pas pour se plaindre, mais pour témoigner. “John Doe”, ce n’est pas un ego trip, c’est un constat. Le son d’un artiste qui arpente le rap game comme un couloir d’hôpital désert, sans badge, sans nom sur la porte. Juste sa voix. Et sa rage calme.
Ici, l’ambiance est poisseuse. L’instru claque comme des pas sur du béton mouillé, et l’échantillon en arrière-plan, spectral, donne à l’ensemble des airs de confession nocturne. Le genre de morceau qu’on écoute seul, casque vissé, dans une ville qui dort trop lourdement.
Mais Revoh, lui, ne dort pas. Il observe. Il rumine. Il aligne des vérités comme des clous, plantés avec précision. Pas de gimmick, pas de hook enjôleur : juste des phrases taillées au couteau, un flow brut, sec, presque murmurant — mais toujours tendu. Il n’a pas besoin de crier pour qu’on l’entende. Il suffit d’écouter.
Dans le paysage saturé du hip-hop formaté, “John Doe” est un souffle froid. Un rappel que certains artistes ne cherchent pas à exister dans les lumières, mais à graver leur nom dans le silence. Revoh Wattz, lui, le fait à sa manière : discrète, tranchante, et indélébile.
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