Il y a des morceaux qui ne s’écrivent pas en studio mais dans les replis les plus sombres de l’âme. PAIN JUNKIE d’Angel en fait partie. C’est un morceau confession, brut, viscéral, une sorte de lettre ouverte qu’on s’écrit à soi-même pour arrêter de tricher. Délesté de toute posture, Angel s’adresse frontalement à son double toxique — celui qui carburait au malheur comme à une drogue dure. La voix, tantôt posée tantôt déchirée, plane sur une production éthérée, où la mélancolie du cloud rap rencontre les pulsations d’un alt pop écorché.
Dans ce single, Angel ne cherche pas l’absolution : il expose. Le titre PAIN JUNKIE n’est pas un gimmick, c’est une réalité qu’il décortique sans fard. L’attachement au négatif comme une boucle addictive, le rôle de la victime joué jusqu’à la nausée, les scénarios intérieurs où la douleur devient une identité. La sincérité frappe dès les premières secondes, dans un équilibre fragile entre lucidité et vertige. Il y a du XXXTentacion dans la détresse, du Joji dans la pudeur maquillée, et une démarche personnelle qui n’imite rien.
Le morceau ne cherche pas à séduire, il cherche à exister pleinement — comme une claque douce sur les joues d’une génération qui s’anesthésie entre likes et faux sourires. Angel se libère ici d’un ancien soi, sans triomphe, sans éclat, mais avec une vérité nue qui fait du bien. Une détox émotionnelle mise en musique. À écouter seul, casque vissé, cœur ouvert.
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