New York, sueur douce et néons qui s’éteignent lentement sur un dernier refrain. “Yoga”, le nouveau single d’Asha Maclean, n’est pas qu’un clin d’œil à une posture bien tenue : c’est un hymne aux relations qui demandent autant de souplesse que de force, un moment de grâce tendue, où chaque battement de cœur devient un mouvement de bassin.
Avec sa voix qui coule comme du miel infusé au satin des années 90, la native de NYC flirte ici avec l’héritage sensuel du R&B millésimé — les soupirs de Brandy, les syncopes de Aaliyah — tout en y injectant une énergie pop solaire à la Britney première époque. Les beats dansent, les synthés ondulent, mais c’est surtout Asha qui capte l’attention : une voix à la fois souple et tranchante, magnétique comme un regard qu’on évite mais qu’on n’oublie pas.
Là où tant d’artistes hésitent entre nostalgie et nouveauté, elle opte pour la fusion. Et ça fonctionne. “Yoga” est une tension maîtrisée entre attraction et recul, entre euphorie et chute libre, comme si l’on écrivait un poème dans la vapeur d’une salle de danse. Il y a du Janet dans la posture, du Queen dans le panache, et surtout cette volonté d’incarner jusqu’au bout chaque pulsation, chaque rupture de rythme.
Produite avec une précision qui fait penser aux grandes heures de LaFace Records, cette piste pourrait tourner en boucle dans une session de fin de soirée ou se glisser dans une setlist de club sans jamais perdre son mystère. Asha Maclean ne se contente pas d’interpréter : elle chorégraphie le chaos amoureux avec la précision d’une grande. Une entrée en scène pleine d’assurance pour une artiste qui, clairement, ne vient pas faire de la figuration.
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