Dans “Moniou Yarr”, Zakira Insa transforme l’Afrobeats en prière dansante, en offrande sonore qui dépasse les simples contours du plaisir pour toucher quelque chose de plus sacré. La voix de Zakira n’est pas qu’un instrument : c’est un canal, une incantation, une lumière. Sur une production rythmée et lumineuse, qui emprunte aux codes de l’afro-fusion sans jamais s’y enfermer, la chanteuse sénégalaise mêle ferveur et groove dans une même pulsation.
Le morceau ne se contente pas d’être agréable à l’oreille : il soulève, émeut, touche à quelque chose d’universel. Zakira, fidèle à son parcours de chanteuse religieuse, fait ici le pari rare d’une musique de foi qui reste profondément ancrée dans son époque. “Moniou Yarr” (littéralement “n’avons-nous pas peur” en wolof), est une interrogation spirituelle mise en musique, un appel au recentrage dans un monde déboussolé.
Mais ne vous méprenez pas : il ne s’agit pas d’un chant austère. La rythmique est généreuse, presque festive. Les percussions légères et la mélodie enjouée invitent à la danse, même lorsque les paroles, elles, ramènent à la méditation. Cette tension entre corps et âme est précisément ce qui fait la force du morceau. C’est un chant qui remue autant qu’il apaise, un titre à écouter les yeux fermés — ou en mouvement, peu importe, tant que l’intention est pure.
Avec “Moniou Yarr”, Zakira Insa réussit un tour de force rare : faire de la musique religieuse un territoire d’expérimentation artistique moderne et accessible, sans jamais en diluer la puissance ni la portée.
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