Il y a dans « Undercover » quelque chose d’une révérence silencieuse — comme un dernier regard vers ce qui fut. Troisième et dernier chapitre de la trilogie visuelle initiée par ZHURBA, ce titre marque non pas une fin brutale, mais un dépouillement. Ici, l’artiste ukrainienne désormais installée à Berlin ne cherche plus à retenir ni à réparer : elle documente le moment exact où l’on comprend que lâcher prise, c’est aussi se retrouver.
Sur une production élégamment épurée entre indie pop, néo soul et adult contemporary, ZHURBA pose une voix qui n’appelle plus de réponse. On est loin des envolées mélodramatiques — « Undercover » choisit la sobriété et la tension retenue. Les synthés créent un cocon mélancolique où chaque silence semble pesé, chaque note une épiphanie intime.
La réalisation du clip par ZHURBA elle-même renforce cette sensation de boucle refermée : une performance sobre, presque désarmante, où la vulnérabilité devient une forme de puissance. Plus qu’une rupture, « Undercover » célèbre le mouvement, l’élan vers l’après. Ce n’est pas un cri de colère ni une lamentation : c’est le calme qui suit la tempête, le souffle qu’on retient avant de franchir une porte et ne plus jamais revenir.
ZHURBA prouve ici qu’elle n’est pas simplement une chanteuse pop de plus, mais une conteuse de textures émotionnelles, une sculptrice de demi-teintes. Si son premier album à venir suit la densité émotionnelle de ce morceau, alors on tient là une voix rare, subtile, essentielle. « Undercover » n’est pas qu’un adieu : c’est un manifeste doux-amer pour celles et ceux qui apprennent à vivre avec les fantômes.
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