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Electro Music

Quatre bombes rave à la friteuse nucléaire avec FCKN PSYCHO sur Belgian Fries

Quatre bombes rave à la friteuse nucléaire avec FCKN PSYCHO sur Belgian Fries
  • Publishedmai 19, 2025

Tu l’entends ? Cette vibration sourde qui remonte par les semelles jusqu’au cerveau ? C’est Belgian Fries, le nouvel EP de FCKN PSYCHO, le producteur le plus toxique et cathartique que la scène rave ait accouché depuis que le breakbeat a largué l’acide pour draguer le hardcore. Quatre titres comme quatre insultes balancées à la gueule du dancefloor, servis bien gras, bien sales, dans un sachet trempé de sueur, de colère et de mayonnaise industrielle.

Le Bruxellois revient après une longue incubation dans sa caverne de l’anti-plaisir, là où les BPM sont des gifles et la distorsion un cri primal. Et il revient avec une recette bien à lui : des breakbeats qui défoncent les cloisons nasales, des nappes de synthés abrasifs qui te lacèrent le front et cette énergie brute, presque autodestructrice, qui te fait danser comme si tu fuyais la fin du monde.

Belgian Fries, c’est pas juste un clin d’œil à son terroir. C’est une métaphore. C’est le morceau de trop, celui qui croustille à l’extérieur mais brûle de l’intérieur. C’est du son frit à l’huile de colère pure. Et les sauces ? Secrètes. Probablement extraites des larmes de tes ex ou du cambouis des machines du Berghain.

Invasion ouvre le bal dans un grand cri digital. Ça explose d’entrée, comme si Atari Teenage Riot s’était injecté de la gabber en perfusion. Les kicks sont secs, la tension palpable, l’urgence totale. Un morceau qui ne laisse aucune échappatoire : tu danses ou tu t’effondres.

Puis vient Grand Turismo, et malgré son clin d’œil aux circuits bitumés et bolides pixelisés, c’est bien une course vers la déraison qu’il propose. Les breaks sont désarticulés, les sirènes oppressantes, le BPM dans le rouge. L’adrénaline suinte par tous les pores, jusqu’à en avoir les jambes qui lâchent.

Mégot est plus sale encore. Ça sent le béton froid, le club sans aération, la nicotine froide dans un gobelet en plastique. Ce n’est plus de la musique, c’est un râle industriel rythmé, une descente sans fin, portée par des beats qui semblent souffler de l’amiante dans les oreilles.

Enfin Doel, nommé d’après ce village fantôme belge irradié de solitude, referme l’EP comme on claque une porte dans un couloir vide. C’est une procession rave, un exorcisme de fin de soirée, où chaque son résonne comme le souvenir d’une fête qui a mal tourné.

Avec la bénédiction des barjos de Ovelha Trax et JADE, ce disque est une release pensée comme une émeute. Pas de demi-mesure ici. Que tu sois dans une cave à Anvers ou au bord d’un burnout dans ton open space, Belgian Fries t’offre un exutoire : sois en colère, danse, hurle, détruis-toi un peu. Et recommence.

FCKN PSYCHO n’est pas là pour faire joli. Il est là pour te rappeler que la rave, la vraie, c’est crade, c’est brut, c’est viscéral. Et cette fois, c’est en friteuse belge qu’il te grille les neurones.

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Written By
Extravafrench

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