Il n’est pas nécessaire de crier pour qu’un morceau vous transperce. Parfois, il suffit d’un chuchotement dans la langue des silences partagés, d’un regard traduit en Kriolu, et d’une guitare qui semble caresser la lumière du matin. Avec Oh My Lady, June Freedom abandonne toute démonstration pour entrer dans un territoire beaucoup plus rare : celui de l’amour ancré, celui qu’on ne performe pas, celui qui se vit.
Produit par le talentueux Abolaji Collins Kuye, connu pour ses collaborations avec Rema et Mayorkun, ce titre baigne dans une chaleur organique, quelque part entre Lagos et Fogo. Le groove est liquide, la voix de June, elle, plane avec cette tendresse aérienne propre aux instants suspendus. Rien ne cherche l’effet, tout vise le lien. Chaque mesure semble racontée depuis une table en bois sur une terrasse au vent, où les gestes remplacent les promesses et où l’intimité devient une langue.
Le morceau est aussi politique, à sa manière. Il parle de connexion vraie dans un monde de scrolls, de douceur assumée dans un univers saturé de conquêtes. Et surtout, il parle en plusieurs langues : anglais et Kriolu s’embrassent, non pas comme gimmick, mais comme évidence. June Freedom ne fait pas que naviguer entre les cultures, il les tisse, les épouse, les rend poreuses.
“Oh My Lady” n’est pas un single de plus : c’est une confidence. Un moment de répit dans la tempête globale, un espace où la vulnérabilité est reine et la sensualité, un refuge. Avec ce titre, June confirme ce que ses 250 millions de streams et ses tournées internationales annoncent déjà : il n’est pas juste un artiste global, il est un artisan de l’universel.
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