Parfois, une voix surgit comme un souvenir d’enfance qu’on croyait enfoui : chaleureux, fluide, instinctivement familier. Lele Black ne débarque pas, il réapparaît, comme s’il avait toujours été là — dans l’air moite des rues de Port-au-Prince, dans les rires d’une plage dominicaine, dans les battements d’un cœur exilé à New York. Niña Simpática est un souffle chaud venu de loin, un baiser volé sur un dancefloor qui ne dort jamais.
Ce morceau n’a pas été conçu pour les playlists fades ou les écoutes distraites : il a été tissé à la main, dans la matière même des diasporas, entre l’afrobeat, le reggaeton et la tendresse trap. Lele Black chante comme on respire dans plusieurs langues à la fois. Il ne s’agit pas de prouesse vocale, mais d’une fluidité identitaire : chaque mesure est une mémoire, chaque synthé un clin d’œil, chaque basse un battement de tambour ancestral.
Le morceau pulse, oui, mais il murmure aussi. Il joue à cache-cache entre le charnel et l’élégant. C’est une chanson d’amour, bien sûr — mais pas seulement. C’est un hymne à la beauté métissée, à la douceur affirmée, à cette force invisible qui lie les corps en mouvement.
Avec Niña Simpática, Lele Black ne cherche pas à sonner “moderne” : il sonne vrai. Il ne séduit pas, il enchante. Il fait danser, mais surtout, il nous rappelle qu’on a toujours dansé.
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