Si vous pensiez que l’afrobeats ne pouvait être que doux, festif ou romantique, Dumomi The Jig est là pour remettre les pendules à l’heure. Avec “Ojoro”, il balance un récit tranchant sur l’amour piégé, la tromperie… et la revanche bien servie. Le tout, évidemment, posé sur une production afro-rnb irrésistible, pleine de swing, de chaleur, et de cette touche piquante qu’on n’oublie pas.
“Ojoro”, en Yoruba, c’est la tricherie, la malhonnêteté. Et ici, Dumomi ne mâche pas ses mots : il raconte l’histoire d’un homme blessé, qui découvre que sa partenaire joue double-jeu — avant de retourner la situation et de “la battre à son propre jeu”. Plutôt que sombrer dans la plainte, il choisit le chemin de la revanche élégante : un autre regard, une autre femme, une autre vie. Deux peuvent jouer, et cette fois, c’est lui qui gagne.
Musicalement, “Ojoro” est une claque douce-amère. Les percussions claquent avec une précision chirurgicale, les guitares dansent à la manière des classiques afrofusion nigérians, et la voix de Dumomi The Jig flotte entre accusation blessée et fierté retrouvée. Il y a du feu sous la nonchalance, de la douleur transformée en groove. Une vibe qui rappelle que même les morceaux les plus dansants peuvent porter des vérités acides.
C’est ça, la magie de Dumomi : dire l’indicible avec style, faire bouger la tête pendant que le cœur cogite. “Ojoro” n’est pas juste un banger afro — c’est un message codé, une leçon de dignité rythmée. À jouer fort, pour celles et ceux qui en ont assez des jeux tordus.
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