Il y a des villes qui collent à la peau. D’autres qui transforment le souffle, la lumière, le rythme intérieur. Ostuni, petite enclave blanche du sud de l’Italie, a laissé ses pigments dans les veines de Noushy. Et c’est avec une grâce presque irréelle qu’elle en extrait une matière sonore : son tout premier single, OSTUNI, comme une carte postale audio envoyée d’un ailleurs solaire, intime, bouleversé.
Noushy vient de Glasgow mais sa musique ne revendique aucun ancrage, ni esthétique ni géographique. On y flotte comme dans une piscine au sel tiède, entre nappes électroniques qui s’effilochent, percussions discrètes comme des battements de cils, et une voix qui ne cherche pas à impressionner — elle murmure, elle glisse, elle s’épanche, fragile et libre à la fois. On pense à Sevdaliza, à FKA Twigs sans l’obsession du glitch, à James Blake s’il s’était égaré sur une route blanche des Pouilles après une nuit d’orage intérieur.
Il ne se passe presque rien dans OSTUNI, et pourtant tout arrive : le souvenir, la perte, l’abandon des certitudes, le goût d’une liberté qu’on ne sait pas encore nommer. C’est un titre d’entre-deux : entre le passé et ce qui vient, entre le chaos et l’acceptation. Une musique de seuil, qui tient dans le souffle suspendu d’un été qui pourrait tout redéfinir.
À travers ce premier morceau, Noushy ne signe pas seulement une entrée en matière. Elle pose une intention rare : celle d’une musique émotionnelle mais jamais démonstrative, hybride mais sans étiquette, spirituelle sans emphase. C’est le début d’un journal sonore, d’une exploration — celle d’un corps, d’une mémoire, d’un ailleurs qu’on touche du bout des doigts.
On ne sait pas exactement où OSTUNI veut nous emmener. Mais c’est là tout son charme : elle nous invite à partir sans GPS, juste avec le cœur qui bat un peu plus fort.
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