Il y a dans « RICH » de PLCDANTE ce que le rap autotuné offre de plus sincère quand il ose dépasser la frime : un rêve fragile, dit à demi-voix, entre les néons d’un désir de revanche sociale et la tendresse d’un cœur qui veut simplement aimer en paix. Ce n’est pas un hymne à la Rolex ou au yacht californien — c’est une visualisation intime, naïve peut-être, mais lucide, d’un ailleurs où l’argent n’est plus une angoisse et où le bonheur serait enfin accessible.
PLCDANTE joue ici la carte de l’émotion sans tomber dans le pathos. Son flow, souvent murmurant, glisse sur une prod aux teintes pastel, quelque part entre les balades cotonneuses d’un NAV sous Xanax et les rêveries douces d’un Post Malone du dimanche. L’autotune, ici, ne masque rien — il module les failles, les élans, les doutes, et ça sonne vrai. Le refrain s’accroche vite, mais c’est surtout cette vibe suspendue, ce mélange de spleen de banlieue et de rêverie urbaine, qui fait mouche.
« RICH » ne réinvente pas la roue du cloud rap sentimental, mais il en fait un usage personnel, soigné, presque pudique. L’argent y est moins une fin qu’un tremplin vers quelque chose de simple : prendre soin de l’autre, ne plus avoir peur du lendemain, vivre doux. On est loin des punchlines sur-gonflées de bolides et de chaînes en or : PLCDANTE préfère rêver en silence, et nous murmurer à l’oreille ce qu’on n’ose plus trop dire tout haut — qu’on veut juste être bien. Et qu’on commence à y croire.
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