Il y a des morceaux qui brillent comme des bijoux. Et puis il y a ceux qui brûlent. Qui laissent des traces de cendres sous les ongles et dans les poumons. “Compro Tiempo” de TLZZ appartient à cette seconde espèce, celle des hymnes faits pour ceux qui n’ont jamais eu le privilège du luxe, encore moins celui du temps.
Ici, la drill devient un langage de résistance. Le beat est sec, sans fioritures. Il claque comme une porte trop longtemps restée ouverte sur la misère. TLZZ rappe à vif, sans posture. Pas de glorification des liasses, ni de fantasmes de réussite bling-bling : il parle de survie, d’une enfance où l’on rêve moins de Rolex que d’un toit stable pour sa mère, d’un repas chaud le soir, d’une école où aller sans avoir honte de ses chaussures.
Ce n’est pas un storytelling. C’est un témoignage. La voix de TLZZ ne cherche pas la pitié, elle réclame la dignité. Il achète du temps, dit-il, parce que le sien a toujours été compté. Parce que dans certains quartiers, vieillir est déjà une victoire.
“Compro Tiempo” est une gifle donnée avec amour à ceux qui oublient que le rap naît là où le monde ferme les yeux. TLZZ, lui, les garde grands ouverts. Et il ne rappe pas pour les charts. Il rappe pour les siens. Pour que les enfants qui l’écoutent sachent que même sans rien, on peut se dresser. Qu’on peut faire de la rage une mélodie. Et du manque, une arme.
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