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Music Pop

El Sam nous enivre avec « Death in Disguise »

El Sam nous enivre avec « Death in Disguise »
  • Publishedjuin 27, 2025

C’est arrivé comme ça, sans prévenir. Une nuit trop longue, un battement synthétique venu s’échouer contre les vitres embuées d’un appartement trop blanc. On cherchait un morceau pour oublier, on est tombé sur Death in Disguise. Et on n’a plus voulu revenir.

El Sam ne chante pas ici, il consume. Dans ce morceau en clair-obscur, pop électronique et tragédie sentimentale se fondent dans un baiser empoisonné. Sa voix, mi-homme mi-hologramme, flotte sur une production glitchée comme un miroir brisé, entre battements d’ailes et basses qui rampent. C’est une cathédrale de stroboscopes, une confession intime maquillée pour sortir.

On pense au torse nu de Christine and the Queens, au romantisme gothique d’un Woodkid sous ecstasy, au spleen digital d’un The Weeknd tombé amoureux d’un fantôme. Mais El Sam ne copie personne — il s’invente en contre-jour. Ce qu’il livre ici, c’est une fiction sensorielle, un court-métrage intérieur où l’amour fait office de tueur à gages déguisé en danseur.

Le plus troublant ? Cette capacité à mêler l’absolu au trivial, à faire d’un beat club un cercueil ouvert. Derrière l’ivresse des refrains, on devine les ruines, les cendres, les morceaux de soi qu’on laisse traîner dans les lits qu’on quitte. « Death in Disguise » est une pièce où entrer, seul, vêtu de ses cicatrices les plus brillantes.

Et quand le morceau s’arrête, il reste ce silence rare, celui d’après les grands vertiges. El Sam ne fait pas de la pop. Il fabrique des failles où il fait bon tomber.

Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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