Imagine un après-midi d’été à Londres, quelque part entre un kiosque victorien et une rave élégante. Dans tes écouteurs, un groove rétro t’électrise, des trompettes jazzy s’emballent, une voix cristalline te murmure des refrains dignes d’une comédie musicale cosmique, et tu réalises : tu viens de tomber dans la marmite Ooberfuse.
Le duo londonien composé de Cherrie Anderson et Hal St John nous livre avec « Zeeba Da Boo (Why oh Why) » un OVNI joyeusement décomplexé, quelque part entre l’innocence vintage des vinyles de papa et les beats malicieux d’une génération Spotify en quête d’éclat. La chanson, née d’un souvenir d’enfance — Hal écoutant son père souffler dans sa trompette sur du Louis Armstrong ou du Kenny Ball — se transforme ici en cocktail éclatant de jazz traditionnel, d’electro swing et de dance-pop lumineuse. Pense Caravan Palace qui flirte avec Jamiroquai sur la scène d’un film de Michel Gondry. Un trip sans ironie, rempli de good vibes et d’une énergie désarmante.
Le titre ne cherche pas à révolutionner le monde, mais plutôt à lui faire un clin d’œil bienveillant. Il te prend par la main pour t’emmener danser, transpirer, rêver un peu plus grand. Le refrain tourne comme une ritournelle d’enfance, un mantra pour celles et ceux qui gardent une âme de funambule sur le fil du quotidien. Et si le nom peut dérouter — “Zeeba Da Boo”, on dirait le cri d’un personnage animé en pleine extase solaire — le sens est limpide : sortir de l’ombre, ne jamais renoncer à la lumière qu’on a en soi.
En attendant leur passage sur scène aux côtés de Judge Jules ou Symphonic Ibiza, Ooberfuse prouve ici que la sincérité, le groove et une trompette bien placée peuvent suffire à écrire l’un des hymnes les plus feel-good de l’été. Rien de révolutionnaire, juste une pépite sucrée à savourer en roulant les fenêtres baissées, ou en dansant pieds nus sur la terrasse.
Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :
