C’est une chanson qu’on pourrait croire écrite en marge d’un roman. Pas un roman d’amour lisse, non — un de ceux qui s’écrivent à la main, dans la marge des tickets d’avion, sur le revers d’une chemise froissée, quelque part entre Lagos et Londres. My Own, le nouveau morceau de Dumomi The Jig, est une déclaration simple, presque naïve, mais qui brûle avec la sincérité d’un feu qu’on n’a pas prévu d’allumer. Un morceau qui ne cherche ni la hype ni la pose, mais qui s’assume comme une lettre d’intention adressée à celle qu’on veut appeler « maison ».
Dumomi est de ces artistes qui ne semblent pas créer pour performer, mais pour rester. Né au Nigéria, élevé en Grande-Bretagne, il ramène dans sa voix les traces d’un monde traversé à pied, à cœur, à corps. Ici, il mêle les pulsations soyeuses de l’Afrobeats à une approche presque pastorale du romantisme. Pas d’esbroufe, pas de saturation : la production est limpide, tendue vers une seule idée — faire entendre ce que ça donne, un homme qui dit à une femme qu’il veut être là, vraiment là.
La rythmique danse, oui, comme dans tout bon titre afro-pop, mais elle danse avec les mains pleines : c’est une fête douce, une confidence en plein jour. Il y a dans la voix de Dumomi un timbre légèrement voilé, comme si l’émotion n’était pas tout à fait digérée, et c’est ça qui accroche. Ce n’est pas un tube de club, c’est un slow pour l’intime.
Avec My Own, Dumomi The Jig ne signe pas seulement une chanson d’amour. Il livre une chronique d’attachement en creux, un autoportrait amoureux qui nous fait croire, le temps de trois minutes, que la tendresse pourrait bien être la prochaine révolution musicale.
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