L’exepérience sonore surréaliste et sensorielle avec Andrew Rowan sur HOT SALAMI
Il y a des titres qui éveillent la curiosité rien que par leur nom. HOT SALAMI en fait partie. Mais derrière ce clin d’œil appétissant et vaguement absurde se cache un morceau envoûtant, tiré du troisième EP d’Andrew Rowan, SECOND ECOSYSTEM, sorti le 8 juillet. Comme souvent chez ce compositeur-orchestrateur new-yorkais, la forme déroute mais le fond captive : une texture musicale dense, qui oscille entre caresses électroniques et frissons analogiques.
Rowan, déjà remarqué pour son Natural History Study (2024), poursuit ici sa quête d’un langage sonore où les synthés vintage, les nappes ambient et des bribes harmoniques éthérées s’entrelacent. HOT SALAMI ne cherche pas l’effet immédiat ; il s’infiltre comme une sensation étrange, celle d’un souvenir oublié, à la fois chaleureux et un peu inquiétant. On y retrouve ce goût prononcé pour les paysages mentaux qui évoquent Angelo Badalamenti sous acide ou les OST de jeux SNES comme Waterworld, où chaque son semble vibrer à la frontière entre rêve et réalité.
En studio, Rowan travaille presque en peintre sonore, à la manière de Karl McComas-Reichl qui signe l’artwork et ses GIFs hypnotiques. Sa démarche est artisanale : cassette tape, synthés analogiques, morceaux courts mais denses en micro-événements mélodiques. Le résultat est une plongée sensorielle qui ne se vit pas en streaming passif mais se savoure casque vissé, yeux fermés.
Si vous aimez Tobacco, Ricky Eat Acid ou cette veine hypnagogique où le temps se dilate, HOT SALAMI est votre ticket vers un ailleurs doux-amer. Une bande-son idéale pour ceux qui veulent perdre pied sans quitter leur canapé.
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