x
Music Rock

Animal Souls signe son grand retour avec Moondancing, un patchwork vibrant de folk, jazz et expérimentations

Animal Souls signe son grand retour avec Moondancing, un patchwork vibrant de folk, jazz et expérimentations
  • Publishedjuillet 17, 2025

Il y a des disques qui s’écoutent comme des carnets de voyage. Moondancing, deuxième album d’Animal Souls, en fait partie. Porté par Michael Fisher et sa troupe de musiciens venus du Fraser Valley en Colombie-Britannique, ce projet est un kaléidoscope sonore où chaque morceau s’inscrit comme une escale singulière. Entre titres inédits, singles déjà publiés et relectures élégantes d’anciens morceaux, l’album dessine un portrait mouvant d’un collectif qui refuse de se laisser enfermer dans un genre.

“May’s Song”, qui ouvre l’album, est une déclaration en apesanteur. Avec la voix cristalline d’Ava Wolsynuk qui glisse sur un canevas de cordes douces et de piano suspendu, le morceau semble flotter entre la mélancolie d’une fin d’été et l’espoir d’un nouveau départ. Alison Cowie prend le relais sur “Between The Lines”, une ballade folk subtilement traversée de nuances jazz. Ici, les respirations de guitare acoustique et les touches de cuivre dessinent une chaleur enveloppante, presque cinématographique.

“Midnight Sky” offre un virage plus contemplatif. Annika Catharina y dépose une voix qui oscille entre fragilité et intensité, tandis que des percussions discrètes évoquent des pulsations nocturnes, presque comme un cœur battant à l’unisson avec le ciel étoilé. “On My Way” remet Alison Cowie en avant sur une composition au groove feutré, où basse et claviers dansants rappellent l’héritage du soft rock des années 70, tout en restant terriblement actuel.

“The Kids”, à nouveau chanté par Wolsynuk, frappe par sa sincérité désarmante. Entre folk et pop alternative, ce morceau est une lettre ouverte à l’enfance, portée par une instrumentation dépouillée qui laisse toute la place aux émotions. Avec “Nine Lives”, Fisher propose un instrumental hypnotique, aux accents de jazz fusion, où chaque note semble chercher l’équilibre entre virtuosité et minimalisme.

Puis viennent les relectures : “The Lion And The Snake”, revisitée avec Oke Chornick, gagne en profondeur grâce à une ligne de basse plus affirmée et une production plus dense, tandis que “Soul Dance”, avec Jackie Lee, se pare de couleurs néo-soul, tout en conservant son énergie dansante. “Take Me Home”, porté par Wolsynuk, incarne parfaitement la philosophie d’Animal Souls : un songwriting intime transcendé par des arrangements riches et aériens.

Le disque s’achève avec trois instrumentaux — “December Song”, “Final Parsec Problem Theory” et l’enivrant “Lessons Of Love” avec Mara Hatklin — qui confirment la capacité du collectif à naviguer entre l’organique et l’électronique, entre la douceur et l’expérimentation.

Avec Moondancing, Animal Souls signe un disque qui respire la liberté créative et l’artisanat sonore. C’est un album qui ne se contente pas de relier les genres : il les fait danser ensemble, dans une élégance rare.

Pour découvrir plus de nouveautés ROCK n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous :

Written By
Extravafrench

Laisser un commentaire

En savoir plus sur EXTRAVAFRENCH

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture