Ce n’est pas un morceau. C’est une odyssée infusée de sève, de soleil et de groove. “coming back” n’entre pas dans la pièce, il émerge comme une chaleur d’août qui glisse lentement sur la peau. Avec ce deuxième single estival, Gavrielle confirme ce que “Petals” avait déjà murmuré : elle est de ces artistes qui cultivent leurs chansons comme on cultive un jardin, à la main, au souffle, à la lumière.
Le morceau s’ouvre sur un ukulélé tendre, presque timide, et des bribes de nature domestique — ses oiseaux, sa voix nue, un coin de ciel californien capturé dans une note. Et puis, sans prévenir, le décor change. Les battements s’épaississent, les textures s’entrelacent. On glisse peu à peu vers quelque chose de cinématographique, de viscéral. Un saxophone s’allume au loin, la basse se cambre, les cuivres dessinent un horizon à la Quincy Jones et l’ombre dansante d’un Michael Jackson période Off The Wall s’invite à la table.
Mais ici, pas de nostalgie servile. “coming back” joue avec les codes du funk, du R&B et de la disco pour mieux les déplier. Le track s’étire sur cinq minutes comme une soirée qu’on refuse de voir finir. Chaque passage est une variation, une réinvention. Il y a cette montée langoureuse, cette fausse fin, ce fade-out feutré et virtuose — comme une descente d’escalier en talons, maîtrisée jusqu’à la dernière marche.
Ce n’est pas une chanson à consommer. C’est une chanson à vivre, à danser, à ressentir avec les pores. Une fête intime, en clair-obscur, qui pourrait bien devenir l’hymne de celles et ceux qui préfèrent l’ivresse élégante aux beats prémâchés.
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