Il y a des morceaux qui arrivent comme un mojito en fin de mois : inattendus, frais, et foutrement bien balancés. Boujee de Brooke August, c’est ça. Un hymne au plaisir sans prétention, à la classe sans carte gold, à la joie qui s’invite même quand le compte est dans le rouge. Ni sermon, ni cynisme ici — juste un groove qui flirte avec le rétro et des punchlines sucrées salées comme un verre de rosé sur le capot d’une vieille décapotable.
La production, signée Brandon Meagher, fait swinguer le tout sur un lit de claviers veloutés, de lignes de basse feutrées, et ce saxophone… mon Dieu ce saxophone. Il débarque à mi-parcours comme un invité imprévu à une fête sur le toit, celui qui ne dit pas grand-chose mais fout tout le monde d’accord. Brooke, elle, slalome entre néo-soul et pop contemporaine avec un timbre à mi-chemin entre Corinne Bailey Rae et RAYE, et ce quelque chose de désarmant dans la voix, comme une copine qui t’explique que le bonheur se trouve plus facilement dans un snack que dans un sac à main.
Les paroles — co-écrites avec Noah Barlass — ne cherchent pas l’effet de manche, elles tapent juste. “We can be boujee in thrift store jeans,” chante-t-elle, et tout est dit. C’est léger mais jamais vide, drôle mais jamais ridicule. Une réussite d’équilibriste où la mélodie fait le sourire et les sous-entendus la tendresse.
Boujee a ce pouvoir rare d’être à la fois playlistable et sincère, comme un clin d’œil à celles et ceux qui transforment les petits moyens en grandes évasions. Une ode à la débrouille stylée, une carte postale d’un bonheur pas cher mais inestimable. À écouter les fenêtres ouvertes, direction nulle part.
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