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Music RnB

Mati est le « hated father » : boom bap confessionnel et larmes rentrées

Mati est le « hated father » : boom bap confessionnel et larmes rentrées
  • Publishedjuillet 28, 2025

Pas de hook catchy. Pas de façade. Juste une voix, des silences, des fêlures qui suintent sous la peau. Avec hated father, Mati livre un titre bouleversant, un cri sourd à hauteur d’homme. Ni héros, ni salaud, juste un père qui doute. Un père qui reste. Un père qui casse.

Sur une production minimaliste, entre nappes R&B éthérées et beat boom bap poussiéreux, Mati construit un espace fragile où chaque mot pèse lourd. Pas d’effet dramatique superflu, pas de pathos artificiel – ici, le storytelling est à fleur d’os. La ligne de basse, chaude mais grave, soutient des notes de piano voilées, comme des souvenirs qu’on n’ose plus convoquer. L’ambiance rappelle les confessions de Mick Jenkins, les introspections de Isaiah Rashad ou encore les ballades décharnées de Navy Blue.

Mati ne cherche pas la rédemption. Il expose. L’échec de la parole. L’ambivalence d’un amour cabossé. Le paradoxe d’un rôle qu’on endosse sans manuel. Le texte s’écoute comme une lettre jamais envoyée, ou peut-être lue trop tard : “I stayed. I fucked up. I didn’t know how to love without disappearing.” On devine entre les lignes les silences de famille, les regards détournés, les absences trop longues, les présences trop courtes.

Le morceau tient en équilibre sur le fil tendu de la masculinité contemporaine. Celle qui vacille entre pression sociale et besoin de tendresse. Entre rester debout et pleurer sans témoin. Mati n’offre pas de réponse, mais il ouvre une brèche — et dans cette brèche, c’est peut-être là que ça commence à guérir.

Un morceau important. Un morceau courageux. Un morceau qui parle à ceux qui n’osent pas.

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Written By
Extravafrench

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