Certains morceaux arrivent dans notre époque comme des cocktails Molotov balancés avec grâce. C’est le cas de “Woman (On My Own Terms)”, nouvelle pépite incendiaire de la scène australienne signée TIAHN, née à Meanjin (Brisbane), qui transforme les injonctions sexistes en essence pour brûler tout ce qui entrave l’expression libre du féminin.
Pas besoin de détour : dès les premières secondes, la guitare mord. On pense à une Billie Eilish sous adrénaline ou une HAIM plus nerveuse. Il y a dans cette production signée Harry Verity un grain rugueux et assumé, une pop électrique et sans vernis, où chaque mot de TIAHN est un clou planté dans le cercueil des vieilles attentes sociales. Pas question ici d’être polie. TIAHN explose les codes de la “femme bien élevée”, celle qu’on voudrait silencieuse, gracile et arrangeante. À la place : de la voix, du volume, et une présence frontale qui se décline autant dans les refrains que dans l’image.
Car ce qui se joue dans cette chanson dépasse la simple performance : c’est une déclaration d’identité. Le clip, réalisé par Ken Kimura, propose une traversée des clichés féminins pour mieux les fracasser un à un. TIAHN s’y dévoile pour la première fois à l’écran, et ce dépucelage visuel a tout d’un manifeste : entre mise en scène symbolique, plans raw et explosion de représentations plurielles, la vidéo complète la charge politique du morceau sans jamais virer au didactique.
Il y a dans “Woman (On My Own Terms)” une urgence générationnelle : celle de ne plus demander la permission. Une sorte de cri pop joyeusement rageur, destiné autant aux playlists d’empowerment qu’aux scènes de festivals où les corps dansent les poings levés. TIAHN ne signe pas seulement un tube : elle marque une ligne rouge. Et désormais, personne ne repassera par-dessus.
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