x
À la une Itw Music Pop

Blondy Club en 10 questions

Blondy Club  en 10 questions
  • Publishedaoût 20, 2025

Avec Grow Up, Blondy Club signe une pop vaporeuse et tourmentée, où les illusions se désagrègent à mesure que les synthés montent en apesanteur. Porté par une basse hypnotique et des nappes électroniques en clair-obscur, le morceau capte ce moment étrange où l’on choisit — ou subit — le passage à l’âge adulte. Ni tout à fait rupture, ni tout à fait renouveau, juste ce point de bascule où tout flotte encore.

Entre les échos psychés de Tame Impala, la précision pop de Metronomy et les bizarreries planantes des Flaming Lips, Grow Up déroule un récit intérieur, doux-amer et lumineux. Le refrain claque comme un cri d’élan, un “allez” sans filet. Puis la musique se défait, glisse vers un final instrumental chaotique, presque sauvage, comme un vertige nécessaire.

Blondy Club ouvre ici un nouveau chapitre, l’occasion pour nous de leur poser quelques questions.

Qui êtes-vous ?
On est Blondy Club, un groupe psyché-pop solaire basé entre Bordeaux et ses satellites. Sur scène et en studio, on est cinq : des musiciens aux parcours variés, entre design, médecine, industrie, électronique et son… avec des guitares qui brillent, des synthés vintage et des grooves chauds.

Quel est votre parcours ?
On a tous joué dans des projets très différents : du métal au reggae en passant par la soul, les jams, la chanson, la pop, le rock ou les soirées d’improvisation. JB a vu son ancien groupe s’éteindre pendant le Covid, Boris était pianiste, Benoît batteur, et maintenant… tout le monde a changé d’instrument ou presque. Comme quoi.

Que pouvez-vous nous dire en quelques mots sur votre musique ?
On compose des chansons qui parlent de vraies choses : la fuite du temps, la peur de grandir, le besoin de ralentir… mais toujours avec une esthétique lumineuse, un peu rêveuse, souvent dansante. C’est profond mais sans gravité. Psyché mais pas flou.

Quelles sont vos inspirations ?
Des Beatles à Panda Bear, de Tame Impala à Frankie Goes to Hollywood, en passant par Steven Wilson, Skegss, Daft Punk ou Ocean Alley. En ce moment, la scène indé australienne nous parle pas mal, et certains d’entre nous écoutent beaucoup de musique cubaine, brésilienne ou électro organique.

Quelle est votre playlist actuelle ?
Un joyeux bordel : Kungs, Lazy Eyes, Chilly Gonzales, John Butler Trio, Xavier Rudd, Avicii, Pearl Jam, Rakoon, The Limiñanas… on passe sans transition du désert australien à une favela en fête.

Quel est le plat que vous cuisinez le mieux ?
Le couscous, les burgers maison, un bœuf bourguignon ultra réconfortant, ou un bon vieux gâteau au chocolat. On est plus fourneaux que frigos vides.

Quels sont vos projets à venir ?
Sortir notre premier EP très bientôt, enregistrer le deuxième dans la foulée et défendre notre musique sur scène à Bordeaux et partout où on nous ouvre la porte. On veut faire grandir Blondy Club à la force des refrains, pas des algorithmes.

Une anecdote sur vous ?
Blondy Club est né un peu par accident. JB s’apprêtait à tout arrêter, puis un enchaînement de hasards l’a bloqué chez lui plusieurs semaines… alors il a recommencé à écrire. Le reste s’est aligné naturellement. Comme quoi, parfois il suffit d’un contretemps pour relancer la machine.

48h avec quelqu’un ?
Paul McCartney, le Dalaï-lama, Keith Richards ou même un ancêtre lointain. Tant qu’on peut lui faire écouter un de nos morceaux.

Un dernier conseil ?
Préférez l’intensité à l’éternité.
Et lâchez vos téléphones (sauf pour mettre notre EP en boucle)

Written By
Extravafrench

Laisser un commentaire

En savoir plus sur EXTRAVAFRENCH

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture