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Slow Walk nous embarque sur « The Mountain » : l’ascension intérieure d’un funambule solitaire

Slow Walk nous embarque sur « The Mountain » : l’ascension intérieure d’un funambule solitaire
  • Publishedaoût 27, 2025

On dirait une expédition dessinée dans la marge d’un carnet de route : quelques lignes brutes, des sommets griffonnés à la hâte, et puis cette conviction qu’il faut grimper, même si la météo intérieure s’annonce orageuse. Avec The Mountain, Slow Walk signe un premier album qui ne ressemble pas à une carte de visite mais à une traversée. Tout est fait maison, enregistré en deux semaines sans plan préconçu, comme si chaque morceau naissait directement de l’oxygène raréfié en altitude.

L’album s’ouvre sur Mountain Dreamer, incantation fragile qui plante le décor : une silhouette isolée, des nappes électroniques qui tremblent comme des cordes vocales glacées. From The Town Below regarde la montagne de loin, dans une tension cinématographique, presque western synthétique. Puis vient So Why Mountains?, méditation ironique et inquiète, question lancée contre le vide. Le sommet approche déjà avec High Chance, fulgurance électro-rock où l’adrénaline se frotte à la peur, et Don’t Carry That Weight, cœur battant du disque, qui parle de ces bagages invisibles qu’on traîne tous en altitude comme en bas de l’immeuble.

La deuxième partie fait basculer le récit : Younger Legs évoque l’endurance perdue, Nature Don’t Care rappelle la neutralité cruelle du monde, PONR (Point of No Return) est le pas irréversible, celui où l’on sait qu’on ne redescendra plus pareil. The Pinnacle se dresse comme un générique grandiose, presque orchestral, avant que Sum It All Up, morceau conclusif, dépose le souffle au pied du massif, fatigué mais transformé.

The Mountain n’est pas qu’un disque : c’est une allégorie brute de la lutte créative, une façon de faire de la musique une marche forcée vers soi. Pas de studio luxueux ni d’arrangements trop lissés : ici, le souffle est court, les doigts gèlent parfois sur les synthés, mais l’horizon se dégage toujours. Slow Walk ne cherche pas à impressionner, il cherche à dire qu’au fond, chaque montagne est une métaphore, et qu’il faut la gravir pour comprendre pourquoi elle nous hante.

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Written By
Extravafrench

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