Certains hommages ne se contentent pas de citer : ils invoquent. Avec Ode To Chaka, Valencia Rush convoque l’esprit de Chaka Khan, mais au lieu de la figer dans un passé glorieux, il en fait un tremplin vers une transe moderne, une sorte de funk électrifié qui s’imbibe autant des grooves seventies que de l’élan synthpop et indie dance d’aujourd’hui.
Dès les premières secondes, on entend la célébration. Les basslines claquent avec ce rebond joyeux qui pousse les hanches à bouger malgré elles. Les synthés, eux, scintillent comme des néons qui se reflètent sur une piste de danse moite, où chaque sourire est une réminiscence de la soul flamboyante que Chaka avait su transformer en hédonisme collectif. Valencia Rush ne copie pas, il traduit : il prend l’énergie de cette époque, la puissance d’un chant libérateur, et la propulse dans un espace hybride où le funk rencontre l’indie dance, où les cuivres fantômes se fondent dans des nappes électroniques.
La chanson se tient dans cet entre-deux : à la fois profondément respectueuse de l’héritage et totalement libérée dans son exécution. On sent la pulsation d’un live band imaginaire, presque charnel, mais aussi la précision chirurgicale d’une production contemporaine, où chaque boucle est pensée pour hypnotiser sans perdre en chaleur.
Ce qui rend Ode To Chaka fascinant, c’est sa dimension sensorielle : on y goûte la sueur, les rires, la sensation de lumière qui traverse la peau quand un refrain devient collectif. C’est moins une chanson qu’un état d’esprit, une invitation à lâcher prise, à danser comme si les années s’emmêlaient, comme si Chaka Khan entrait dans un club berlinois pour improviser avec LCD Soundsystem.
Valencia Rush signe ici plus qu’un hommage : un rituel. Une passerelle entre les époques, un cri d’amour qui dit surtout une chose essentielle — le funk n’est pas mort, il se réinvente à chaque génération qui ose le célébrer.
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