Dès les premières secondes de Sugar, on sent que Tokyo Yaw n’a pas cherché à composer une simple track d’afrobeats de plus. Il y a dans ce morceau une tension lumineuse, un balancement subtil entre la chaleur d’une afro-pop solaire et la profondeur hypnotique de l’amapiano. Résultat : un groove souple, chaloupé, qui se glisse sous la peau avec la lenteur d’un poison doux, pour ensuite faire exploser le corps en mouvement.
La production repose sur une alchimie millimétrée : percussions boisées qui claquent comme des pas de danse sur carrelage, lignes de basse qui ondulent à la limite du dub, touches électroniques aériennes qui apportent de la légèreté. Tout est pensé pour envelopper la voix de Tokyo Yaw, claire et souple, qui porte la chanson avec un mélange d’assurance et de séduction. Le chant s’accroche au refrain comme à une incantation, répétitif mais enivrant, parfaitement calibré pour l’ivresse des fins de nuit.
Ce qui séduit dans Sugar, c’est sa capacité à jouer sur deux tableaux : l’accessibilité pop, avec un hook immédiat et chantable, et la profondeur club, grâce à l’influence amapiano qui étire le groove et le rend presque hypnotique. C’est une chanson qui fonctionne autant dans un casque en plein jour que sur une piste moite à trois heures du matin.
Tokyo Yaw y affirme une vision claire : faire de la fusion afro un espace de sensualité, mais aussi de subtilité. Pas de surproduction, pas de lourdeur : juste un beat qui respire, une mélodie accrocheuse, et un univers qui donne envie de s’abandonner.
Avec Sugar, il signe un track généreux, hédoniste mais raffiné, qui confirme que l’afrofusion et l’amapiano n’ont pas fini de se réinventer. Une douceur addictive, sucrée oui, mais avec ce goût tenace qui reste sur la langue longtemps après l’écoute.
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