Un morceau comme Fine Girl ne se contente pas de jouer dans vos oreilles : il traverse les frontières, se glisse dans les corps, et finit par dessiner une cartographie intime de la fête. Boikasey, fidèle à son ADN afrobeats, tisse ici un pont entre Lagos et Medellín, entre les percussions chaudes de l’Afrique de l’Ouest et les pulsations reggaeton de l’Amérique latine.
Le chant en pidgin nigérian se frotte au castillan colombien avec une évidence désarmante, comme si ces deux langues n’en formaient qu’une quand il s’agit de parler d’amour, de désir et de danse. La voix de la chanteuse Babe Valt venue de Colombie apporte cette sensualité moite qui contraste avec l’énergie solaire de Boikasey : le dialogue entre les deux devient alors le cœur battant du morceau.
Musicalement, Fine Girl joue sur l’équilibre entre douceur et urgence. Les nappes afro-pop s’étirent en arrière-plan comme un horizon infini, pendant que les percussions serrées — héritières des clubs de Lagos comme des barrios de Medellín — imposent un groove irrésistible. C’est une chanson qui donne envie de bouger, mais aussi de s’y perdre, de fermer les yeux et d’imaginer une nuit sans fin, quelque part entre les tropiques.
Boikasey prouve avec ce titre qu’il appartient à cette nouvelle génération d’artistes pour qui les étiquettes de genre comptent moins que l’instinct. Fine Girl est une ode au métissage musical, une invitation à laisser tomber les cartes et à suivre le rythme, simplement. Une passerelle entre continents, une déclaration d’amour en stéréo, et peut-être déjà l’un des tubes les plus sensuels de sa jeune carrière.
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