On l’imagine seul dans son studio de Thessalonique, les machines comme seules complices, traçant des lignes mélodiques qui oscillent entre la nostalgie des pionniers (Vangelis, Jarre) et la frénésie club héritée de The Prodigy. Avec Press Play, V.A.T signe son quatrième EP, mais sans doute le plus affirmé : une œuvre où chaque piste agit comme une station d’un voyage nocturne, à la fois intime et physique. Soutenu par la voix magnétique d’Eljona Sinjari, il délivre une electronica hybride, charnelle, qui oscille entre l’incantation et l’abandon.
L’Intro (3:33) est bien plus que le préambule : c’est une ouverture cinématographique. Des nappes lumineuses se déploient lentement, installant une tension atmosphérique qui rappelle les bandes-son de science-fiction méditative. La voix d’Eljona surgit comme une silhouette en clair-obscur, annonçant l’entrée dans un monde où l’électronique se fait chair.
Le morceau-titre Press Play (4:48) embraye avec une énergie pulsatile. Les beats claquent, nets, propulsant une mélodie qui s’accroche immédiatement. C’est une pièce conçue pour la danse, mais qui garde une élégance mélodique rare. La voix, aérienne et insistante, agit comme une injonction : appuyer sur “play” devient un geste vital, une manière de laisser tomber le poids du quotidien.
Avec How Can I Forget U (5:17), V.A.T s’aventure dans une écriture plus mélancolique. Les synthés s’y déploient en vagues lentes, presque douloureuses, tandis que la voix d’Eljona se charge d’une intensité dramatique. C’est un morceau de perte et de mémoire, où la mélodie se fissure pour laisser apparaître une fragilité inattendue.
Loosing Control (4:25) prend le contre-pied : la rythmique s’accélère, se déstructure par moments, créant une impression de déséquilibre. C’est une track moite, haletante, où l’on sent l’ivresse de la nuit basculer en vertige. V.A.T joue ici avec les codes de l’électro club pour en faire un rituel de lâcher-prise.
Enfin, Feel The Night (5:00) clôt l’EP avec une intensité lumineuse. Le morceau déploie une mélodie euphorique, traversée par une pulsation hypnotique qui évoque à la fois la chaleur d’un dancefloor et la sérénité d’un ciel étoilé. C’est la pièce la plus fédératrice, où l’électronique se fait presque spirituelle, comme si la nuit avait enfin trouvé son hymne.
Avec Press Play, V.A.T compose une traversée sensorielle où se mêlent lyrisme méditerranéen et énergie club. Chaque morceau s’écoute comme un chapitre, entre douceur et tension, introspection et abandon. Un disque qui ne se contente pas d’accompagner la nuit : il la réinvente.
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