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Electro Music

Andrew Emil, Red Eye et Ron Carroll sur Can’t Stop ou la house comme cœur battant de Chicago

Andrew Emil, Red Eye et Ron Carroll sur Can’t Stop ou la house comme cœur battant de Chicago
  • Publishedseptembre 17, 2025

On pourrait croire que la house, quarante ans après sa naissance dans les clubs de Chicago, n’a plus grand-chose à dire. Puis surgit Can’t Stop, et l’illusion s’effondre. Ce morceau ne se contente pas de rejouer un héritage : il lui redonne du sang, de la chair, un souffle vital. Trois artisans s’y rencontrent – Andrew Emil avec sa production scintillante, Red Eye et ses boucles incisives, et Ron Carroll, voix-pilier de la scène, qui transforme chaque mot en mantra collectif.

La première écoute donne déjà l’impression de connaître le morceau, comme si le groove avait toujours existé. C’est la magie de Can’t Stop : emprunter au disco cette euphorie immédiate, mais l’habiller d’un corps moderne, précis, aux contours polis. Le beat pulse avec une régularité cardiaque, basse charnue et métronomique, pendant que les samples virevoltent, étincellent comme des éclats de boule à facettes. Et puis il y a Carroll : sa voix n’est pas là pour décorer, elle mène la danse, rappelle que la house fut et demeure une liturgie du collectif.

Ce qui frappe, c’est la chaleur. Rien de froid ni d’abstrait ici. Chaque élément du morceau cherche la peau, le corps, le mouvement. On ferme les yeux, et l’on passe d’un rooftop saturé de soleil à une cave humide, lumière rouge et stroboscopes ; dans les deux cas, le morceau agit avec la même intensité. C’est un titre poreux, qui épouse tous les contextes sans jamais perdre de sa force.

Can’t Stop réussit là où tant de productions échouent : célébrer la mémoire de Chicago sans tomber dans le musée sonore. L’héritage est palpable – Frankie Knuckles n’est pas loin – mais le morceau regarde vers l’avant, avec une modernité qui rappelle que la house n’est pas figée, qu’elle continue de muter tant qu’elle reste branchée sur ce qui compte : la joie, l’unité, le lâcher-prise.

Au fond, Can’t Stop n’est pas qu’un single. C’est une profession de foi. Une manière de dire que la house n’est pas une mode, ni une nostalgie : c’est une pulsation collective qui n’a jamais cessé. Elle ne peut pas s’arrêter. Elle ne s’arrêtera pas.

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Written By
Extravafrench

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