Sous un soleil de Lagos qui semble ne jamais vraiment se coucher, Debra Can fait danser le souffle du désir dans « Calm Down », un morceau d’afro-pop charnel et lumineux, où la tendresse se mêle à la fièvre. C’est une chanson qui ne cherche pas le vacarme du club, mais le frisson de l’intime : la chaleur du corps qui se rapproche, la tension d’un regard qu’on soutient un peu trop longtemps.
Derrière la légèreté apparente du refrain, « Calm Down » respire une maturité rare — celle d’une femme qui ne joue pas l’amour, mais le raconte avec assurance, sans artifices. Sa voix, soyeuse et feutrée, glisse sur les percussions comme un drap sur une peau chaude. Les lignes de basse s’enroulent autour d’une guitare discrète, presque timide, pendant que la production, entre afrobeat classique et pop soignée, crée une atmosphère à la fois moite et élégante.
Debra Can ne se contente pas de suivre le rythme du moment. Là où beaucoup empilent les couches synthétiques, elle choisit l’espace, le souffle. Il y a dans sa manière de chanter quelque chose d’organique, de terriblement humain. Chaque note semble porter le souvenir d’une conversation nocturne, d’un aveu chuchoté à l’oreille, d’un parfum qui persiste après le départ.
Loin d’être une simple chanson romantique, « Calm Down » est une déclaration de confiance et de sensualité maîtrisée. Debra Can y transforme la retenue en force, le flirt en langage universel. Dans la tradition des grandes voix féminines de la soul et de l’afropop, elle trace sa propre ligne : celle d’une artiste qui sait que la douceur, quand elle brûle juste, peut faire fondre tout le reste.
Un morceau qui n’embrase pas les pistes — il les ensorcelle.
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