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Music Rock

Cliff Root dévoile « Sweet October » : la saison des cœurs brisés et des renaissances silencieuses

Cliff Root dévoile « Sweet October » : la saison des cœurs brisés et des renaissances silencieuses
  • Publishednovembre 3, 2025

Sweet October s’ouvre comme un souvenir qu’on aurait laissé traîner dans un grenier, entre la poussière et les regrets. Cliff Root y dépose sa voix nue, éraflée par la vie, sur une guitare qui semble jouer à la fois pour l’amour perdu et pour la survie. C’est une chanson d’automne au sens le plus pur du terme : tout y chute avec grâce — les feuilles, les illusions, les certitudes. Mais dans la chute, il y a cette beauté inévitable qu’on ne retrouve qu’à travers la douleur honnête.

Root écrit comme on se confie dans la nuit, à mi-chemin entre le murmure et le cri. Sa plume évoque ces lendemains d’addiction et d’absence, quand on tente de réapprendre à respirer dans un monde qui semble s’être contracté autour du manque. Le morceau oscille entre indie rock et ballade folk, avec des effluves de reggae discrets, presque fantomatiques, qui rappellent que la lumière n’est jamais tout à fait éteinte, même dans la mélancolie la plus dense.

Il y a dans Sweet October quelque chose de très humain, presque fragile : cette façon de tenir le cap entre désespoir et espoir, entre la brûlure et le pardon. Les guitares alternent entre arpèges soyeux et grondement électrique, comme deux états d’une même âme — la résignation et la rage de s’en sortir. Et la voix de Root, vibrante, légèrement fêlée, s’accroche aux mots comme à une planche de salut.

Techniquement, le morceau ne cherche pas la perfection : il préfère l’émotion brute. Le mix laisse de l’air autour des instruments, une respiration qui permet d’entendre les silences, les hésitations, les tremblements. Ce refus du vernis donne au titre une authenticité rare, celle des disques qui ne trichent pas.

Mais Sweet October n’est pas seulement une confession intime : c’est une main tendue. Une chanson qui parle à ceux qui ont connu l’abîme et qui en reviennent, un peu cabossés mais debout. Cliff Root réussit le pari de transformer la douleur en lumière, la perte en poésie.

Écouter Sweet October, c’est accepter d’être vulnérable. C’est se souvenir qu’il existe des artistes pour qui la musique n’est pas un divertissement, mais un acte de survie. Et dans ce mois d’octobre doux-amer, Cliff Root nous rappelle qu’il n’y a rien de plus beau que de tomber — et de continuer à chanter en tombant.

Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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