C’est dans la pénombre d’une chambre, au bord du vide, que PRAX a trouvé sa voix. Heartbreak SZN n’est pas un simple morceau d’amour brisé — c’est une dissection clinique et poétique de la trahison, un cri sous autotune qui pulse entre la colère et la tendresse. Derrière le vernis trap et les basses épaisses, c’est le récit d’un jeune homme qui regarde son cœur se fissurer à la lumière bleutée d’un écran, et qui choisit d’en faire une œuvre.
Le morceau se déploie lentement, comme une blessure qu’on refuse de recoudre. Les textures R&B s’entrelacent à des percussions sombres, à un beat qui respire la solitude et le désir de revanche. PRAX ne cherche pas à plaire : il expose, avec une franchise désarmante, la faille qui l’habite. Il murmure, sature, se confesse. On pense à The Weeknd pour la noirceur sensuelle, à Chase Atlantic pour les éclats électroniques, à Lil Peep pour la sincérité à vif. Mais PRAX, lui, garde une approche presque documentaire — un regard lucide sur la dérive sentimentale, sur cette génération qui fait du mal comme on scrolle : sans fin, sans pause, sans conscience du vertige.
Ce qui fascine dans Heartbreak SZN, c’est son équilibre entre la vulnérabilité brute et le contrôle total de la production. Le son est précis, quasi clinique : les kicks claquent, les synthés s’étirent comme des cicatrices, la voix flotte dans un halo digital — jamais tout à fait humaine, jamais totalement robotique. C’est là que PRAX excelle : il transforme la douleur en esthétique, le chaos en forme.
Mais au-delà des chiffres (20 000 streams en une semaine, 2 millions de vues sur TikTok), il y a ce sentiment d’intimité totale. Comme si on lisait son journal, page après page, sans permission. Heartbreak SZN n’est pas une chanson de rupture : c’est la postface d’un amour qui a trop brûlé, un mantra pour ceux qui ont tout donné, trop tôt, trop fort.
PRAX ne chante pas pour séduire. Il chante pour survivre. Et dans chaque mesure, dans chaque silence, il rappelle que la douleur n’est pas une fin, mais un matériau. Une énergie qu’il sculpte, encore et encore, pour transformer la perte en pouvoir.
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