Une voix comme un frisson au bord du matin, un folk intime qui murmure les heures qui passent et les émotions qu’on n’a pas su dire.
Venue de Gympie, au cœur du Queensland, Elke Louie débute avec Killing Time : un premier single d’une pureté désarmante, prélude à un EP attendu pour début 2026. Ce morceau est une confidence mise à nu, une méditation sur le temps qui s’étire, la patience, la douleur douce de l’attente.
Enregistré chez Mantle Records avec Clare et Lawrence Menard du duo Those Folk, Killing Time s’enracine dans la simplicité — guitare acoustique, voix nue, souffle à peine tremblé — mais pousse ses racines jusqu’à l’âme. Elke chante comme on respire après une longue apnée : chaque mot semble trouvé au fond d’un silence qu’elle a apprivoisé.
La production, délicate et cristalline, évoque les premières heures de Missy Higgins ou la franchise d’une Courtney Barnett dans ses moments les plus dépouillés. Et pourtant, il y a ici quelque chose d’unique : une vulnérabilité assumée, une lumière fragile qui se dépose sur les plaies comme une caresse.
“C’est le tout premier morceau que j’ai enregistré en tant qu’artiste solo folk”, confie Elke. “Il représente exactement ce que je veux créer : une musique honnête, introspective, qui ne fuit pas les grandes émotions.” Et c’est ce qu’on entend : un dépouillement sincère, une voix qui cherche à ne rien prouver — seulement à être.
L’écriture, co-signée avec Clare Quinn, respire la maturité : quelques accords, une progression subtile, et surtout ce temps suspendu qui fait toute la force de la chanson. On y sent la retenue d’une artiste qui écoute avant de parler, qui contemple avant de juger.
Killing Time n’est pas un simple début : c’est une promesse. Celle d’une plume déjà affirmée, d’une musicienne qui, loin des artifices, redonne au folk sa dimension spirituelle — intime, vulnérable, lumineuse.
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