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Music RnB

Erika Torres est en mode « Making Money »

Erika Torres est en mode « Making Money »
  • Publishednovembre 19, 2025

« Making Money n’est pas un début : c’est une entrée en scène en or massif, une aurore qui brille comme si quelqu’un venait d’allumer la ville entière. »

Il m’a suffi de quelques secondes pour comprendre que Making Money n’est pas un morceau qui demande qu’on l’écoute : il exige qu’on le suive. Comme une silhouette magnétique traversant une foule, lente et déterminée, avec ce parfum de soleil chaud, de maquillage qui tient, de fierté pas négociable. Erika Torres débarque comme si sa carrière était déjà un mythe en construction — et peut-être que c’est exactement ce que ce premier single raconte.

Ce qui me frappe tout de suite, c’est cette tension lumineuse entre le R&B contemporain qui pulse au sol et les éclats nu-disco qui voltigent au-dessus, comme des confettis en suspension. Le morceau respire en grand, avec ce type de production qui ne se contente pas de soutenir une voix : elle l’accompagne comme un entourage complice, presque une petite équipe de danseurs qui avancent avec elle, en rythme, en intention. On sent une production pensée pour amplifier — pas pour masquer.

La voix d’Erika, elle, a ce grain rare : un mélange de vérité brute et d’assurance élastique. Elle ne chante pas, elle construit un territoire. Chaque note vient comme une brique posée dans un royaume qu’elle revendique à la force du groove. On entend le gospel dans le fond de la gorge, la rue dans le souffle, la culture latine dans les mouvements, le jazz dans la délicatesse des attaques. C’est une voix qui a vécu, qui a observé, qui a grandi — et qui désormais s’avance sans se cacher derrière l’esthétique.

Ce que j’adore, c’est que Making Money n’est pas un hymne brutal ou arrogant. Ce n’est pas un manifeste qui crie : c’est un morceau qui sait. Il fonctionne comme une incantation à l’ambition douce, celle qui ne détruit rien, qui ne méprise personne, mais qui déploie son éclat comme un droit naturel. On y entend la confiance comme un sourire, pas comme un poing. La pulsation dance-pop fait le reste : légère, électrisante, calibrée pour les salles où l’on danse avec tout le corps — mais aussi pour les trottoirs où l’on se redresse un peu plus quand un bon morceau défile dans les écouteurs.

Le beat avance, chaloupe, rebondit. Les basses font vibrer les épaules. Les synthés scintillent comme un bijou sous une lumière de club. Et au centre, Erika raconte la valeur, le travail, l’alignement intérieur — en transformant tout ça en groove.

À mesure que le morceau défile, j’ai l’impression d’entendre une artiste qui ne se contente pas de se présenter : elle s’installe. On entend dans Making Money l’évidence d’un projet plus grand, d’une identité musicale façonnée par la ville, par l’héritage, par la foi, par les fêtes, par la rue, par les rêves qu’on porte quand personne ne regarde.

Si c’est ça, son premier mouvement, alors la suite promet d’être redoutable — brillante, assumée, libre, élégante. Et surtout, à l’image d’Erika Torres : une femme qui avance déjà comme si le futur lui appartenait.

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Written By
Extravafrench

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