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Music Rock

Leadbetter Band nous fait groover sur « Sky to the Ground »

Leadbetter Band nous fait groover sur « Sky to the Ground »
  • Publishednovembre 19, 2025

“La chanson Sky to the Ground déboule comme un soleil qui refuse la chute, un riff qui te relève par la peau du cœur.”

Je n’ai pas mis longtemps à comprendre ce qui se jouait derrière ce morceau : ce n’est pas seulement une chanson, c’est un geste vital. Sky to the Ground arrive avec la vigueur d’un homme qui sort de la nuit, les mains encore tremblantes mais déterminé à courir vers la lumière. Eric Leadbetter en est à ce stade rare où la musique n’est plus un métier, mais un acte de survie — et ça s’entend dans chaque centimètre carré de ce titre.

La première secousse, c’est ce riff d’ouverture, direct, brut, musclé, taillé dans une veine blues-rock qui ondule comme un serpent chauffé au soleil. Un groove slinky dans les couplets — presque moite — qui rappelle ces groupes 70’s capables de faire monter la tension avec un simple balancement de basse et une batterie au grain poussiéreux. Kaleb Kelleher, derrière les fûts, joue comme un type qui connaît le poids exact d’un renouveau : précis, nerveux, sans bavure. Aaron Moore, à la basse, donne ce mouvement si particulier, comme un pas de côté permanent, un swing qui propulse sans jamais écraser.

Puis survient le refrain, cette bascule triomphale, presque cathartique : un vrai pont-levis ouvert vers le ciel. Là, Leadbetter déploie son chant avec une intensité d’homme qui revient de loin. Il a ce grain rugueux, vécu, capable de passer du murmure à la clameur sans jamais perdre son humanité. On sent qu’il connaît le goût de la chute — mais aussi celui du relèvement. Son optimisme n’est pas béat : il est travaillé, sculpté dans l’effort, ancré dans la sobriété retrouvée. C’est ce qui donne à Sky to the Ground cette vibration particulière, ce mélange d’euphories rock et de sagesse fraîche.

La production, elle, joue avec les lignes temporelles. Il y a du Grand Funk dans les reins, un souffle Edgar Winter dans les épaules, mais aussi une modernité discrète, une clarté du mix qui évite soigneusement la caricature rétro. Le morceau respire comme un jam incandescent, mais avec une architecture nette, solide, qui laisse l’énergie circuler sans débordement inutile.

Ce qui me touche profondément, c’est la façon dont ce titre raconte la gratitude sans jamais sombrer dans la grandiloquence. Leadbetter a écrit ce morceau sur la route, entre deux concerts, dans une sorte de clairvoyance fulgurante. Et on sent cette urgence joyeuse, ce moment suspendu où une idée devient un point d’ancrage. C’est du rock qui transpire la vie, pas la pose.

Sky to the Ground est de ces chansons qui te prennent par la gorge mais t’offrent une main en même temps. Un morceau optimiste, oui — mais optimiste comme le sont ceux qui ont déjà connu le sol et qui choisissent, en conscience, de lever les yeux.

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Written By
Extravafrench

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