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Music Rock

the dt’s sont en mode « SORRY NOT SORRY »

the dt’s sont en mode « SORRY NOT SORRY »
  • Publishednovembre 19, 2025

« Une gifle pop-rock qui venge les ados oubliés et transforme les murs des petites villes en tremplins pour devenir soi. »

Il suffit parfois d’un riff, d’un cri, d’un “sorry not sorry” balancé comme une claque à l’air libre, pour que toute une adolescence resurgisse — la gêne, la rage, la solitude des couloirs trop silencieux, les soirées où l’on n’était pas invité, les sourires crispés de ceux qui pensaient déjà avoir gagné la vie à 16 ans. Avec Sorry Not Sorry, the dt’s attrapent ces souvenirs, les secouent, les électrisent, et en font un hymne de revanche scintillant.

Dès l’ouverture, les guitares claquent comme une porte qu’on aurait trop longtemps laissée entrouverte. Le duo avance avec cette énergie nerveuse et pleine de lumière propre au power pop : rapide, exaltante, sucrée mais acérée, comme une course à vélo dans une banlieue trop sage où l’on rêvait d’être quelqu’un d’autre. La voix, à la fois vulnérable et insolente, dit tout : l’amertume, la honte, puis cette poussée soudaine de liberté, comme si accepter le passé permettait enfin de respirer à nouveau.

Le morceau raconte ce que beaucoup taisent : grandir dans une petite ville où tout le monde semble connaître sa place… sauf vous. Être celui ou celle qu’on regarde de travers, qui ne coche aucune case, qui fait des erreurs, qui apprend trop tard, trop tôt, trop fort. Et puis un jour — comprendre que ce décalage, ce “pas comme les autres”, était en fait votre tremblement de terre personnel, votre manière de sortir du décor.

Ce qui frappe dans Sorry Not Sorry, c’est ce mélange subtil entre nostalgie et affirmation : the dt’s ne rejouent pas une complainte, ils la transforment en force. Les harmonies vocales, signature du duo, ajoutent une douceur presque cinématographique à la colère contenue. Il y a du Weezer, du Fountains of Wayne, un peu de Paramore — tout ce rock alternatif qui savait raconter le chaos des ados sans jamais les ridiculiser.

Puis le refrain arrive, cathartique, jubilatoire, presque insolent. Comme un cri lancé depuis le toit d’une école vide, quand on réalise que toute cette douleur était en fait le début d’une belle histoire. Sorry Not Sorry devient alors ce que toutes les chansons de revanche devraient être : un coup de poing tendre, un sourire bravache, un rappel que les laissés-pour-compte deviennent souvent les plus lumineux.

the dt’s, avec leur flair moderne et leurs influences vintage parfaitement digérées, signent ici une track qui claque comme un journal intime qu’on referme enfin — avec douceur, mais aussi avec panache.

Un morceau pour celles et ceux qui n’ont jamais été “populaires”. Et qui, aujourd’hui, ne s’en excusent plus.

Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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