« Hallelujah est cette fulgurance où la foi traverse le bitume, où la parole devient arme et refuge, où l’on sent la rédemption gronder sous chaque syllabe. »
Avec Hallelujah, Deca OTA livre un morceau qui ne ressemble à rien d’autre sur la scène UK actuelle : un rap incandescent, tendu entre confession et ascension, porté par une intensité presque mystique. Aux côtés de Hunnid2Hebron, il tisse un récit de transformation où les ténèbres ne sont pas niées, mais transcandées — comme si chaque barre cherchait à repousser un peu plus le poids du passé.
Dès l’ouverture, la production impose son atmosphère : basses roulantes, percussions hachées, et ce sample aérien de Sade (Pearls) qui découpe le décor comme un rayon de lumière dans un sanctuaire. Le contraste frappe immédiatement : la douceur céleste de la voix, coupée par la dureté concrète de la rue, crée un équilibre fragile et magnétique. C’est dans cette tension que se loge la puissance du morceau.
Deca OTA entre avec une assurance grave, un flow tranchant où chaque mot semble choisi pour sa justesse spirituelle autant que pour son impact rythmique. Le texte, dense, introspectif, raconte un chemin : celui d’un artiste qui a quitté les ombres pour chercher le sens, la vérité, la vie. Un récit qui résonne d’autant plus fort lorsqu’Hunnid2Hebron prend le relais, portant lui aussi la marque d’une histoire redressée, d’une existence qui se reconstruit entre endurance et foi retrouvée. Ensemble, ils sculptent un duo qui évoque le mythe du fils prodigue, non pas comme parabole lointaine, mais comme vécu tangible.
La narration est brûlante, mais jamais moralisatrice. Hallelujah avance comme une marche, une incantation, une réaffirmation de soi. Le morceau prend l’ampleur d’un témoignage, d’un rite, d’un retour à la lumière après des années à naviguer dans les angles morts.
Sur un plan sonore, Chrome Waves aurait pu signer un tel beat tant la production semble respectueuse des codes tout en poussant vers l’inédit. C’est un écrin taillé pour les mots, pour l’intention, pour la conviction.
Hallelujah est plus qu’un single : c’est une proclamation. Un morceau qui montre que le rap peut encore être un espace où l’on cherche Dieu, la paix, la rédemption — sans abandonner l’énergie brute de la rue qui a tout forgé. Un moment rare, puissant, qui marque Deca OTA comme une voix majeure de demain.
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