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Boxing Club livre City Boy : le nouveau coup de poing post-punk venu des trottoirs brûlants

Boxing Club livre City Boy : le nouveau coup de poing post-punk venu des trottoirs brûlants
  • Publishednovembre 28, 2025

« Une montée d’adrénaline urbaine où chaque riff avance comme un pas de trop dans une ruelle qu’on aurait dû éviter. »

Avec City Boy, Boxing Club taille son blason dans l’acier brut : un morceau qui pulse comme un cœur en surcharge, tendu, nerveux, impossible à ignorer. Là où Barbra dévoilait leurs premières griffures, ce second single montre les dents — une montée en intensité, en menace, en ambition. C’est le son d’un groupe qui a cessé de demander la permission.

Dès l’ouverture, la basse arpeggiée installe le décor : une ville qui ne dort jamais, un décor trempé dans la sueur, les néons et les mauvaises décisions. Le post-punk de Boxing Club n’a rien de rétro ou de complaisant — il mord, il insiste, il ne cherche pas la nostalgie mais la friction. On pense à l’aridité de Fontaines D.C. ou à l’urgence d’Idles, mais avec une tension dramatique propre, presque théâtrale, héritée du trajet Glasgow–Londres que le groupe transporte dans ses guitares.

La voix tranche net : sèche, tranchante, débitée comme un témoignage qu’on ne veut pas donner mais qu’on ne peut plus retenir. Elle raconte ce city boy perdu dans la frénésie métropolitaine, avalé par les nuits trop longues, par la vitesse, par la peur de s’arrêter. Le texte dit la colère rentrée, le sentiment d’être un pion dans une ville qui vous dépasse, et cette énergie tourbillonnante que Boxing Club sait traduire en riffs et en syncopes.

Le morceau avance comme une course : le rythme se resserre, les guitares s’électrisent, la batterie frappe plus sec. À mesure que le décor s’éclaire — ou s’effondre — la tension ne relâche jamais. City Boy devient alors ce miroir tendu vers la vie moderne : stressée, politisée, saturée de tentations et de contradictions. Une ville qui ne pardonne rien, mais qui vous façonne à coups de bleus.

Là où beaucoup de nouveaux groupes post-punk s’enferment dans une formule, Boxing Club préfère ouvrir des brèches. Leur interprétation reste ancrée dans la rue, mais portée par une théâtralité nerveuse, presque expressionniste. Ils savent ménager les ombres, faire parler les silences, jouer sur les contrastes entre explosion et retenue. City Boy n’est pas seulement un single : c’est la promesse d’un EP plus large, plus dur, plus riche en angles morts.

Le résultat tient dans ce sentiment rare : celui d’écouter un groupe encore en ascension mais déjà sûr de son monde, de son langage et de sa colère. Boxing Club n’écrit pas des chansons ; ils écrivent des constats. Et City Boy est un constat fulgurant : la ville brûle, mais eux avancent dedans, gorge offerte au vent, prêts à en découdre.

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Written By
Extravafrench

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