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Music Pop

JD Days nous plonge dans « Christmas Anthology » : la magie comme dernier refuge

JD Days nous plonge dans « Christmas Anthology » : la magie comme dernier refuge
  • Publishednovembre 28, 2025

« Un conte d’hiver où l’amour, le pardon et la lumière se tiennent par la main, comme si la saison elle-même voulait nous réapprendre à respirer. »

JD Days revient avec Christmas Anthology comme on ouvre une lanterne dans la nuit : doucement, avec cette volonté farouche de rallumer quelque chose qu’on avait laissé geler. Dix morceaux tissent ici un patchwork cinématographique, un Noël vu à hauteur d’âme, entre pop-rock scintillant, folk d’hiver et storytelling à la Pixar qui ne cherche pas l’enfance mais la vérité.

L’album s’ouvre sur Evergreen Christmas, romance enneigée taillée pour les avenues de New York après la fermeture des magasins. C’est un morceau qui sent le sapin encore humide, la seconde chance et le silence des rues en décembre. JD Days y dessine le type d’histoire qu’on n’ose plus raconter sans cynisme — un amour simple, droit, persistant, un amour evergreen.

Vient ensuite Angel Woman, plus crépusculaire, une ballade qui tient de l’aube et de la cicatrice. Le groupe y trouve une lumière douce, presque religieuse, sans jamais verser dans le chœur sirupeux. C’est une chanson de grâce : la voix avance comme une main tendue à soi-même, prête à pardonner. On y entend la fatigue, mais aussi le courage de recommencer.

Du côté des classiques réinventés, Here Comes Santa est une réussite rare : un rock moderne à la bonne humeur jamais forcée, vibrant d’un groove électrique, comme si Santa avait troqué ses rênes pour un ampli à lampes. JD Days y injecte une énergie baroudeuse, presque Springsteen sous neige, et c’est précisément ce qui le rend irrésistible.

Puis All You Need Is Love vient clore le voyage comme un feu de cheminée qu’on n’arrive plus à quitter du regard. Loin de copier l’original, JD Days transforme la chanson en ode à la survie affective : la mélodie s’ouvre comme un halo et tout semble converger vers ce désir unique — rassembler, réparer, pardonner. C’est une fin qui ne ferme rien, qui laisse au contraire une traînée de lumière derrière elle.

Autour de ces piliers, Christmas Anthology déroule ses ponts visuels et narratifs, les fameux “bridge videos” : Mistletoe, Somewhere, Two Lovers, Live for Today, Happy Xmas (War Is Over)… Toutes ces passerelles racontées par une voix féminine chaude fonctionnent comme des respirations, des pages intermédiaires d’un livre qu’on ne lit pas mais qu’on habite. Elles ne remplissent pas l’espace : elles le relient.

Chaque titre et chaque vidéo semble écrit pour quelqu’un qui marche seul dans la rue par un soir trop froid — mais qui se surprend, malgré tout, à lever les yeux vers les lumières. C’est là que réside la force de JD Days : fabriquer un Noël qui ne ment pas, mais qui n’abandonne jamais.

Dans ce monde qui court, Christmas Anthology est un refuge : un album à écouter comme on ouvre un cadeau fragile, un peu tremblant, mais terriblement vivant. Un rappel que, parfois, la seule chose à faire au cœur de l’hiver, c’est laisser la musique tenir la main.

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Written By
Extravafrench

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