Un tourbillon de personnalité et de désir, mêlant culture Desi, effronterie pop et pulsation globale dans un même souffle incandescent.
LASSI n’entre pas dans la pièce : il déborde, se renverse, s’ouvre comme un sourire trop franc, trop large, trop assumé pour chercher la perfection. RIDI façonne sa pop comme on mélange un cocktail couleur mangue : en renversant les doses, en refusant la douceur docile, en laissant la chaleur prendre le dessus. Le morceau glisse d’emblée avec cette allure désinvolte d’artiste qui ne s’excuse plus de briller, qui amalgame sa part londonienne et ses racines indiennes dans un mouvement spontané, presque instinctif, comme si la musique savait avant elle où aller.
La production défie les frontières : dance-pop taillée pour les nuits qui ne demandent rien d’autre qu’un corps prêt à frémir, ponctuée de frissons Desi qui apportent un supplément d’âme. Des percussions qui claquent comme un clin d’œil, un beat qui trace une route vers le plaisir immédiat, des synthés étincelants qui étirent le morceau vers le futur. Ce n’est pas un exotisme plaqué, c’est un tissu organique où chaque détail rattrape l’autre, comme un sari traversé de lumières électroniques.
RIDI navigue au-dessus avec une voix qui joue, qui pique, qui séduit. Elle parle comme on improvise : une insolence tendre, un flirte assumé, ce mélange délicieux de distance et de présence qui n’appartient qu’aux artistes qui connaissent leur valeur sans jamais la gueuler. Son flow bascule entre un sourire à peine contenu et une confiance presque dansante, rappelant à quel point la pop peut être un espace de liberté quand elle cesse de vouloir être polie.
Le moment où elle replonge dans l’hindi bouleverse subtilement le paysage du morceau. Le changement est infime, presque intime, comme si on entrait dans une pièce où les murs respirent une autre langue. Ce passage n’est pas décoratif : il recentre, il relie, il affirme que la pop mondiale peut vibrer sans se blanchir, que l’identité ne doit pas être lissée pour devenir universelle.
LASSI ressemble à une fuite joyeuse, une célébration qui refuse le sérieux, un acte de présence. Mais sous cette légèreté se cache une artiste qui joue déjà dans une autre catégorie : RIDI pense global, chante en fragments multilingues, revendique sa féminité sans concession et refuse de choisir entre ses mondes.
Le résultat : un track qui éclabousse tout sur son passage, un hymne hédoniste qui respire la maturité d’une génération qui n’attend plus le feu vert pour exister. Une pop qui pétille, qui griffe gentiment, qui s’approprie l’espace comme un droit naturel.
LASSI donne envie de danser, oui — mais il donne surtout envie de voir jusqu’où RIDI est prête à aller pour exploser les cadres. Et cette promesse-là est peut-être la plus belle des ivresses.
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