Pianiste formé à l’harmonie, ex-Homa désormais en français sous son nom, Barberon vise l’obsession plutôt que le tube : mélodies limpides en surface, architecture subtile dessous, nourries par des lectures (Benoîte Groult, Murakami, Rosset), des images (Krafft) et des sons têtus — un synthé, une boîte à rythmes — avec l’ombre de Julian Casablancas jamais loin. Entre le blanc de poulet crème-moutarde du mardi, un spectacle avec la maîtrise d’Étampes et une Fender Jaguar en ligne de mire, il chante « La Braise » en avouant ne pas savoir allumer le feu et nous enivre sur « Boucle D’or », son dernier titre.
Voici ce qu’il nous a confié, sans détour.
1 ) Qui es tu ?
Je m’appelle Alexandre Barberon, j’habite à Étampes dans l’Essonne. Je suis musicien.
2 ) Quel est ton parcours ?
J’ai commencé à écrire des chansons avec un ami du lycée, Alexandre de Vitry, on a eu plusieurs groupes ensemble. J’ai tout de suite eu une passion pour l’harmonie, j’ai donc voulu en apprendre plus à ce sujet. Pendant quelques années, j’ai étudié le piano et l’écriture musicale avec Jade Boutin, ma prof. Une sorte de Nijinski du piano. Et puis j’ai sorti un album sous le nom de Homa en 2018, en anglais. Maintenant, j’écris plutôt en français, sous mon nom, j’essaye de faire sauter des barrières.

3 ) Que peux-tu nous dire sur ton art en quelques mots ?
J’ai un objectif assez clair avec les chansons que j’écris, je veux qu’elles obsèdent les gens. Quand quelqu’un me dit qu’il écoute un de mes morceaux en boucle, je me dis : «cette personne me comprend». À l’inverse, s’il reste indifférent, ça me terrifie.
4 ) Quelles sont tes inspirations ?
Mes dernières lectures, films, documentaires. Quand une idée me touche, j’y pense pendant l’écriture des textes. Récemment il y a eu Benoîte Groult, Murakami, mais aussi Clément Rosset, ou encore le documentaire sur Katia et Maurice Kraft (spoiler). Pour la musique, j’aurais du mal à distinguer, c’est plutôt les sons qui vont m’inspirer, un synthé, une boîte à rythme… Il y a quand même un artiste qui revient souvent, Julian Casablancas, il n’est jamais très loin.
5 ) Quelle est ta playlist de prédilection quand tu crées ? (Cite quelques noms d’artistes et/ou chansons)
Par définition, l’écoute de musique est plutôt déconseillée quand on compose, mais ça pourrait être une expérience intéressante ! Je ne fais pas de playlist, j’écoute généralement des albums entiers. La dernière playlist que j’ai écoutée, c’est David Simonetta, un ami peintre que me l’avait faite, exclusivement du reggae, lumineux. Lui, c’est le genre d’ami qui finit par vous faire tout aimer. Sinon, j’ai écouté en boucle You seemed so happy (The Japanese House) et Push and Pull (Mini Trees). Et Joe Da Zin (Mad Rey, Jwles) <3.

6 ) C’est quoi le plat que tu cuisines le mieux ?
Blanc de poulet crème fraiche-moutarde. La recette est dans le titre, c’est pratique. Hyper basique, mais c’est le plat que je prépare à mon fils aîné tous les mardis et il adore.
7 ) Quels sont tes projets à venir ?
Écrire de nouvelles chansons, faire des concerts. Je prépare aussi un spectacle avec le conservatoire d’Étampes, qui sera chanté par la maîtrise du conservatoire. Acheter une nouvelle guitare (Fender Jaguar, c’est bientôt Noël, ça peut vous donner des idées ?!)
8 ) Peux-tu nous raconter une anecdote à ton sujet ?
Je ne sais pas faire de feu. C’est un peu comme Joey (Friends) avec l’accent français. Ou Chopper (One Piece) qui ne sait pas se cacher. Donnez-moi du bois bien sec, deux allume-feu et une boîte d’allumettes, à la fin, il n’y a plus d’allumettes, pas de flamme et une fumée noire dans la pièce. Merci de me tenir éloigné des inserts et autres poêles à bois. À part ça, ma chanson s’appelle La Braise, on compense comme on peut.
9 ) Si tu pouvais être 48h avec une personne que tu n’as jamais rencontrée ce serait qui ?
Bruce Lee. Et devenir son disciple.
10 ) Un petit mot ou conseil pour la fin ?
« Be water, my friend ».
Instagram : alexandrebarberon
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