« The Codes In The Stones est une fouille sonore où les riffs deviennent des outils archéologiques et le métal, une science de la mémoire. »
Avec The Codes In The Stones, Eren Ayintap déploie un projet qui dépasse largement le cadre du disque. Il ne s’agit pas seulement d’un album, mais d’un système de pensée mis en musique, une œuvre conceptuelle où le métal mélodique, symphonique et power devient langage narratif pour questionner les origines oubliées de l’humanité.
The Codes In The Stones (Part I: Göbeklitepe) agit comme un portail. Court mais dense, le morceau pose les fondations mythologiques du disque, mêlant tension rythmique et atmosphère cérémonielle. Une entrée en matière qui évoque la pierre, le rituel et la connaissance enfouie.
Origins élargit le spectre. Plus ample, plus progressif, le titre creuse la question de la genèse humaine, alternant passages contemplatifs et montées épiques. La composition respire, laissant la mélodie guider une réflexion presque existentielle.
Avec The Codes In The Stones (Part II: Karahantepe), Ayintap approfondit le concept. Les riffs se font plus massifs, la narration plus affirmée, comme si la musique révélait une couche supplémentaire de ce savoir ancien dissimulé dans la roche.
Silent Machine: Marvel of Design II introduit un contraste saisissant. Le morceau confronte l’ingéniosité ancestrale à la froideur mécanique du monde moderne, dans une tension constante entre précision rythmique et envolées symphoniques.
Sons of The Fallen adopte un ton plus tragique. Hymne sombre et fédérateur, il évoque les civilisations disparues, les héritiers involontaires d’un savoir perdu, portés par une énergie power metal assumée.
3I/ATLAS fait basculer l’album dans le cosmique. Les textures deviennent plus spatiales, presque futuristes, suggérant une continuité entre les étoiles et les pierres anciennes.
Avec I Rise, I Fly, l’album retrouve une dynamique ascendante. Le morceau incarne l’élan, la transmission, la capacité humaine à se relever et à dépasser ses cycles d’effondrement.
Behind The Eleven intrigue par sa structure labyrinthique. Rythmes complexes, changements de motifs, le titre agit comme une énigme sonore, fidèle à l’obsession du disque pour les chiffres, les symboles et les codes.
When They Are Gone ralentit le tempo et installe une mélancolie grave. Une méditation sur la disparition, la mémoire et ce qu’il reste lorsque les bâtisseurs s’effacent.
Enfin, Better Days Will Come referme l’album sur une note de lumière maîtrisée. Sans naïveté, le morceau affirme une foi lucide dans l’avenir, portée par une mélodie fédératrice.
Avec The Codes In The Stones, Eren Ayintap affirme une signature rare dans le métal contemporain : érudite sans être hermétique, puissante sans être démonstrative. Un album qui ne se contente pas de frapper, mais qui questionne, relie et projette le métal vers une dimension résolument intemporelle.
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