« Un chant cinématographique qui transforme un simple “Follow Me” en vague capable de tout emporter. »
Il y a dans “The Fisherman’s Offer” quelque chose d’étrangement magnétique. Comme une voix au loin, au bord de l’eau, qui ne crie pas mais insiste. Avec ce nouveau single, David Bollmann tisse une indie rock alt-pop à la fois énergique et méditative, où la ferveur spirituelle se glisse dans une production ample, presque épique.
Dès l’ouverture, les guitares avancent avec assurance, portées par un groove de batterie accrocheur qui donne au morceau un mouvement continu, une marche vers l’avant. Ce n’est pas un recueillement figé : c’est un élan. Le motif “Follow Me” revient comme une balise dans la nuit, scandé avec une simplicité désarmante. Répété, il devient mantra. Puis le refrain s’ouvre, large, mélodique, pensé pour être chanté seul dans sa chambre autant qu’à plusieurs, bras levés.
L’écriture puise dans l’imagerie biblique — filets, mer, trésor enfoui — mais la mise en scène reste contemporaine. On ne se trouve pas dans une reconstitution sacrée ; on est dans la tension entre quotidien et vertige. Continuer sa vie ordinaire ou tout quitter par amour. Rester sur la rive ou plonger. Le morceau ne moralise jamais. Il pose la question, doucement : accepteras-tu l’offre ?
Ce qui frappe, c’est la manière dont Bollmann parvient à conjuguer ferveur et accessibilité. La foi n’est pas brandie comme un étendard, elle circule dans les arrangements, dans cette montée progressive vers un climax lumineux. “The Fisherman’s Offer” attrape l’auditeur sans brutalité, mais avec constance.
Un single qui parle de reddition, oui — mais d’une reddition choisie. Et dans ce lâcher-prise, il y a une énergie étonnamment vivifiante.
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