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Music Rock

Le psych-rock qui refuse de ramper et préfère rugir sous acide par Peppermint Moon sur “Get Off Your Knees”

Le psych-rock qui refuse de ramper et préfère rugir sous acide par Peppermint Moon sur “Get Off Your Knees”
  • Publishedfévrier 20, 2026

“Get Off Your Knees” de Peppermint Moon transforme l’angoisse contemporaine en riff garage incandescent, quelque part entre ironie mordante et psychédélisme flamboyant.

Ce titre a la couleur d’un coucher de soleil californien vu à travers un pare-brise fissuré. Ça brille, ça grince, ça donne envie d’accélérer. Peppermint Moon ne joue pas la carte du revival confortable ; il préfère la friction. Dès les premières secondes, la guitare surgit comme un coup de coude. Un riff lourd, presque arrogant, qui sent la poussière de garage et la sueur d’ampli poussé trop fort.

Derrière le projet, Colin Schlitt orchestre tout en solitaire, et ça s’entend. Il y a cette précision obsessionnelle dans la production : les couches de guitares se superposent sans s’étouffer, la batterie claque avec une sécheresse volontaire, les leads s’envolent dans une transe cosmique qui rappelle les expérimentations psyché des années 60 tout en gardant un ancrage résolument moderne. On pense aux harmonies des The Beatles période tardive, aux élans mélodiques d’Elvis Costello, mais le tout est filtré par une nervosité plus garage, presque insolente.

Ce qui me séduit, c’est le contraste permanent. La musique avance avec une énergie presque euphorique, tandis que le sous-texte flirte avec l’inquiétude. On ressent une tension entre la peur diffuse du monde et une volonté farouche de ne pas se laisser écraser. Le refrain agit comme un électrochoc. Pas une supplique, plutôt une injonction. Se relever, secouer la poussière, arrêter de supplier.

Personnellement, j’y entends un morceau qui parle autant d’industrie musicale que d’état d’esprit. Refaire un album, le retravailler, le sortir à nouveau… c’est déjà un acte de résistance. “Get Off Your Knees” porte cette détermination dans chaque accord. Il y a quelque chose de presque théâtral dans la manière dont la guitare lead surgit, comme un projecteur braqué sur un monologue intérieur.

La beauté du morceau réside dans cette ambiguïté : ironique mais sincère, massif mais mélodique, psychédélique mais ancré. Peppermint Moon ne cherche pas à recréer un âge d’or. Il préfère le tordre, le colorer, le faire vibrer à nouveau.

Et au moment où le dernier accord résonne, on comprend que le message dépasse le simple slogan rock. Ce n’est pas une posture. C’est une posture refusée. Un refus de s’agenouiller, même quand le monde vacille.

Pour découvrir plus de nouveautés ROCK, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAROCK ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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