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Music Pop

Henry Lees transforme les rendez-vous ratés en groove addictif sur « Smoke »

Henry Lees transforme les rendez-vous ratés en groove addictif sur « Smoke »
  • Publishedfévrier 21, 2026

« Smoke » confirme Henry Lees comme un artisan pop-funk capable de transformer la désillusion amoureuse en refrain incandescent.

Il y a des ruptures qui laissent des cicatrices. D’autres laissent des chansons. Avec « Smoke », le songwriter torontois Henry Lees choisit la seconde option et préfère la sueur du groove à la plainte mélodramatique. Résultat : un kiss off funky, élégant et mordant, qui danse sur les braises d’un date catastrophique.

Dès les premières secondes, la basse impose une démarche souple, presque insolente. La guitare claque, rythmique précise, légère touche rétro qui évoque une pop-funk sophistiquée sans jamais tomber dans la caricature vintage. La production de Sean Thomas – étoile montante basée à Vancouver, collaborateur de figures pop établies – apporte une netteté contemporaine à cette énergie organique. Tout est en place, rien ne déborde.

Mais « Smoke » ne serait qu’un exercice de style si le texte ne frappait pas juste. Lees excelle dans cet entre-deux délicat : raconter l’amertume sans s’y noyer. Le morceau explore la superficialité des connexions numériques, ces promesses échangées à la vitesse d’un swipe et dissoutes dès la première rencontre réelle. Plutôt que d’adopter la posture de la victime, Lees choisit l’ironie et la lucidité. Les mots sont acérés, mais le ton reste joueur.

La dynamique du duo créatif fonctionne à plein régime. On sent la complicité entre Lees et Thomas, une écriture fluide, presque instinctive. Le refrain, accrocheur sans être envahissant, agit comme une libération : laisser les paroles toxiques se dissiper comme de la fumée. Shannon Gaye, en harmonies, apporte une chaleur soul qui élargit le spectre émotionnel du titre.

Reconnu avant même sa sortie par les Unsigned Only Music Awards, « Smoke » ne doit pourtant pas sa force à une validation institutionnelle. Il brille par son équilibre : accessible mais pas banal, personnel sans être autocentré. Lees transforme une mésaventure romantique en moteur créatif, prouvant que la pop adulte peut encore être à la fois raffinée et piquante.

« Smoke » ne règle pas les comptes dans la colère. Il les danse. Et c’est peut-être la plus élégante des revanches.

Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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