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KEJSER électrise « Paps Garage » en session live chez Tapetown : le glam danois qui défie l’ère IA

KEJSER électrise « Paps Garage » en session live chez Tapetown : le glam danois qui défie l’ère IA
  • Publishedfévrier 21, 2026

« Paps Garage » par KEJSER, capté en Tapetown Session à GLAS, rappelle que le rock vit d’abord dans la chair, la sueur et l’instant.

Un musée du verre, en pleine journée, des visiteurs qui déambulent entre les œuvres, et soudain un corps qui s’empare de l’espace. KEJSER ne joue pas simplement « Paps Garage » ; il l’habite. La captation signée Tapetown n’a rien d’un décor chic pour live session Instagram. C’est une mise à nu. À l’heure où la musique se génère en quelques prompts, cette performance réaffirme la valeur du risque, du souffle, de l’accident possible.

Dès les premières mesures, la tension est palpable. Guitares nerveuses, rythmique serrée, énergie presque animale. L’indie rock flirte ici avec l’alt pop la plus charnelle. Il y a du glam dans l’attitude, une théâtralité contenue qui évoque les silhouettes androgynes et les regards frontaux. Certains oseront le parallèle avec Bowie ; ce qui frappe surtout, c’est cette capacité à injecter du désir et du mystère dans une structure pop immédiatement accrocheuse.

La langue danoise ajoute une texture supplémentaire. Même sans en saisir chaque mot, on ressent le grain, la musicalité, la façon dont KEJSER découpe les syllabes pour les faire claquer contre les guitares. Sa voix est à la fois sensuelle et urgente, romantique mais traversée d’une énergie presque punk. Il chante comme on confesse quelque chose d’important, les épaules légèrement penchées vers l’avant.

La force de cette session tient aussi au cadre. GLAS, musée de l’art verrier à Ebeltoft, offre un contraste saisissant : fragilité des matières exposées, intensité brute du live. Tapetown capture cette friction avec une précision remarquable. L’image reste sobre, mais le nerf est là. On sent le plancher vibrer, l’air changer.

« Paps Garage » devient alors une déclaration d’existence. KEJSER affirme qu’un artiste émergent peut encore faire trembler une pièce sans artifices numériques. Sexy, romantique, énergique : la trilogie tient debout parce qu’elle est incarnée.

Dans ce face-à-face entre modernité technologique et authenticité live, KEJSER choisit la seconde. Et il a raison. Parce que dans cette session, on n’entend pas seulement une chanson. On assiste à un moment. Et les moments, eux, ne se programment pas.

Pour découvrir plus de nouveautés POP, n’hésitez pas à suivre notre Playlist EXTRAVAPOP ci-dessous :

Written By
Extravafrench

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